Richard Virenque aura ce vendredi s'il est encore coureur cycliste

La Fédération suisse de cyclisme (FSC) prendra vendredi matin à Berne une décision concernant Richard Virenque qui a reconnu au cours du procès Festina s'être dopé et risque une suspension de compétition de 6 à 12 mois et (ou) une amende, a-t-on appris auprès de la FSC.

Seul coureur poursuivi devant le tribunal correctionnel de Lille pour complicité d'incitation au dopage, Richard Virenque a été relaxé le 22 décembre dans le procès de l'équipe Festina, le simple usage de produits dopants n'étant pas pénalement répréhensible. En revanche, une sanction de sa Fédération - la Fédération suisse, puisque le coureur français est domicilié à Genève - , paraît probable.

Une Commission juridique de trois experts indépendants, deux avocats et un médecin, désignés par la FSC, doit se réunir ce vendredi matin à Berne dans un lieu tenu secret et statuer sur le sort du coureur. Elle est présidée par Me Bernard Welten.

SIX MOIS MINIMUM

Le coureur qui a été informé du lieu de la réunion ne se présentera probablement pas devant la commission, le règlement de la FSC ne lui en fait pas obligation a indiqué jeudi à l'AFP Walter Leibundgut, directeur administratif de la FSC.

La décision sera annoncée en fin de matinée à la Maison des Sports à Berne, a-t-il précisé ajoutant que selon le règlement de la FSC sur le dopage, le coureur encourt une amende de 2.000 à 4.000 FS (1.310 à 2.620 euros) et une suspension de six mois minimum à douze mois maximum.

Les mois d'hiver ne comptant pas, cette suspension éventuelle prendrait effet à partir du 1er février 2001 et priverait alors le coureur d'un deuxième Tour de France en l'espace de quatre éditions.

Avec ses coéquipiers de Festina, il en avait été exclu en juillet 1998.

L'affaire Festina avait éclaté quand les douaniers français avaient interpellé le soigneur de l'équipe, Willy Voet, à la frontière franco-belge, alors qu'il se rendait au départ du Tour de France cycliste en Irlande, au volant d'une voiture pleine de produits dopants.

Richard Virenque, l'Union cycliste internationale (UCI) et également la FSC peuvent faire appel de la décision de la Commission juridique de la FSC devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne.

A l'annonce de sa relaxe, le coureur s'était dit content pour lui et sa famille, mais attendait avec appréhension la décision de la Fédération suisse.

Je crains que ce soit un autre procès, avait-il déclaré.

Beaucoup de spécialistes estiment qu'en cas de suspension, Richard Virenque pourrait mettre fin à sa carrière. (AFP)

© La Libre Belgique 2000