Pas d'exemple américain

Un ancien professionnel canadien de l'équipe Seven Eleven explique qu'on n'est pas plus propre de l'autre côté de l'Atlantique que sur le Vieux Continent

Des procédés illégaux, autrement dit des produits dopants, ont été utilisés par les formations cyclistes américaines durant des années afin de rivaliser avec leur vis-à-vis européennes, a affirmé, mardi, un ancien professionnel canadien, Alex Stieda. Ces accusations interviennent alors qu'USPostal, l'équipe de Lance Armstrong, est soupçonnée de dopage par la justice française. Il serait absurde de penser qu'il n'y a pas de dopage au sein des équipes américaines, a confié Stieda, 39ans, ancien coureur de 7-Eleven, la première équipe américaine à participer, en1986, au Tour de France. Durant ma carrière, on est venu me proposer certaines drogues. Mais je suis aujourd'hui fier de dire que j'ai toujours refusé d'en prendre. C'était une question de conscience. Je ne dis pas que tout le monde prend des trucs et je ne peux parler d'une affaire (l'USPostal) qui ne m'implique pas. Mais je dis juste qu'en Europe, les coureurs n'ont pas d'autres options que de prendre certaines substances. Cela fait partie de leur culture. Et de peur de se retrouver sur le carreau et de se faire distancer, les équipes américaines étaient dans l'obligation de suivre la tendance. Comment vouliez-vous faire autrement? a encore déclaré le Canadien, qui avait été le premier coureur d'une équipe américaine à porter le maillot jaune après sa victoire dans la première étape de l'édition86 de la Grande Boucle. (BELGA)

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