Le procès TVM avant cet été

Le parquet de Reims a indiqué que le procès de l'ancienne équipe TVM aurait lieu avant l'été, c'est-à-dire aussi avant le prochain Tour de France. Pour rappel, aucun coureur n'est inculpé dans cette affaire.

Les responsables de l'ancienne équipe cycliste TVM devraient comparaître avant l'été devant le tribunal correctionnel de Reims pour infractions à la loi antidopage, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de cette ville. Malgré l'engorgement actuel des tribunaux, "une date devrait pouvoir être trouvée avant l'été" pour ce procès, indiquait-on de même source.

L'audience, qui devrait être assez médiatique, notamment aux Pays-Bas où aucune législation antidopage n'est mise en place, se tiendrait ainsi avant le Tour de France.

Aucun des coureurs de TVM, qui a disparu après avoir dans un premier temps changé de nom jusqu'à la fin de la saison 2000 (Fram Frites), n'a été inculpé dans cette affaire, qui avait défrayé la chronique du Tour 1998 suite à la mise au jour de l'affaire Festina.

Le directeur de TVM, Cees Priem, a été inculpé pour importation, détention et transport de matières vénéneuses, incitation et facilitation de produits dopants, ainsi que pour contravention à la législation douanière sur la détention et la circulation de matières dangereuses.

Jan Moors, le soigneur de l'équipe, et le docteur Andréï Mikhaïlov ont été inculpés pour les mêmes chefs, auxquels s'ajoute pour les deux celui d'administration de produits dopants, et d'exercice illégal de la médecine pour le praticien russe de l'équipe.

L'affaire TVM avait commencé le 9 mars 1998 par la saisie de 104 doses d'EPO (érythropoïétine) à bord d'un véhicule de l'équipe néerlandaise par les douanes près de Reims. Le dossier avait été relancé pendant le Tour de France avec la découverte de produits dopants et masquants dans les camions de TVM et dans un hôtel de Pamiers (sud-ouest de la France) où séjournait l'équipe.