Filip Meirhaeghe sera au départ du Volk

Ne vous méprenez pas, Filip Meirhaeghe n'a pas décidé d'abandonner le vélo tout-terrain. D'ailleurs, le 8 avril prochain, au moment où tous les ténors de la route en découdront sur le parcours sélectif du Tour des Flandres, Filip, lui, sera en Californie, à Napa, afin d'y disputer la première manche de Coupe du Monde de la saison VTT.

Ne vous méprenez pas, Filip Meirhaeghe n'a pas décidé d'abandonner le vélo tout-terrain. D'ailleurs, le 8 avril prochain, au moment où tous les ténors de la route en découdront sur le parcours sélectif du Tour des Flandres, Filip, lui, sera en Californie, à Napa, afin d'y disputer la première manche de Coupe du Monde de la saison VTT. Mais rien de tel que quelques courses sur la route pour améliorer la condition de base. «Pour le fond, c'est excellent, confie celui qui, pour ces quelques occasions routières, porte les couleurs du Crédit agricole belge (lequel n'a rien à voir avec son homologue français!). En fait, je suis revenu mercredi soir d'un double stage à l'étranger, l'un de 7 jours sur la route à Lloret de Mar, l'autre avec l'équipe nationale de VTT, au Portugal. Même avec cette dernière, j'ai beaucoup roulé sur le bitume. Cet après-midi (NdlR: hier), je pars reconnaître 80 km du parcours, là où l'on trouve le plus de bosses. Faire 200 km, comme cela, sur un itinéraire parsemé de côtes courtes et difficiles, est idéal pour un vététiste. Une épreuve de Coupe du monde, par contre, avec ses 260 km, est trop longue pour moi. L'effort est trop différent de celui que l'on doit fournir en tout-terrain.»

TROISIÈME PARTICIPATION

Contrairement à ce que vous pourriez penser, Filip Meirhaeghe n'est pas un néophyte du

Volk. En réalité, il y a déjà participé à deux reprises. En 98, il s'était classé 44e, mais en 99, il n'avait pas terminé la course. «Pourtant, c'est en 99 que j'étais le plus en forme; je m'étais néanmoins fait piéger par le jeu des éventails. A Grammont, j'avais passé le Mur avec les meilleurs, puis le peloton s'était cassé devant moi et je n'avais plus pu recoller au groupe des caïds.»

Le parcours de cette épreuve d'ouverture de la saison belge, Meirhaeghe le connaît en fait comme sa poche. Lui qui habite à Wetteren aura l'impression, samedi, de courir un peu dans son jardin. «Le Berendries, par exemple, je le grimpe quasi systématiquement quand je reviens chez moi au bout d'une sortie d'entraînement. Ma bosse préférée, par contre, c'est le Molenberg, parce qu'il est à la fois court et raide. Mais je n'aime que très moyennement la Kloosterstraat en bitume, qui précède le Mur. Là, je dois vraiment faire attention, car il ne faut pas perdre contact avec les meilleurs, au risque d'être définitivement lâché ensuite.» C'est précisément dans ce genre d'endroit où, en plus d'être quasiment à fond, il faut pouvoir écarter les coudes pour garder sa place dans le peloton. «Ce n'est pas une chose qui me fait peur, réplique Filip. Je sais le faire quand c'est nécessaire. Au Vieux Quaremont, par exemple, il faut frotter pour aborder la côte pas trop loin de la tête de course. Je n'aime d'ailleurs pas trop cette bosse, parce qu'idéalement, il faut la passer sur le grand braquet (le 53) et, pour une vététiste, ce n'est guère une chose évidente.»

Notre médaillé d'Atlanta a des ambitions réalistes pour cette course. «Disons que j'estimerais ma course réussie si j'arrive dans le premier peloton qui suivra le groupe duquel sera sorti le vainqueur du jour. Je prie en tout cas pour qu'il ne fasse pas trop mauvais. Avec la pluie ou, pire encore, la neige, la course devient trop dangereuse. N'oublions pas que mon premier objectif reste la saison VTT.»

© La Libre Belgique 2001