Le mauvais numéro des Lotto...

Het Volk, cela devait être une affaire de Belges (49 succès en 55 éditions), mais voilà, si Bartoli et Nardello n'étaient pas plus forts que les Lotto quoique , force est de constater qu'ils ont joué plus finement le final.

CHRISTOPHE BLAIVIE

Les Flahutes sont prévenus, Michele Bartoli est revenu à son meilleur niveau. Ce ne sont d'ailleurs pas les Lotto qui nous démentiront... Pourtant, Het Volk, cela devait être une affaire de Belges (49 succès en 55 éditions), mais voilà, si Bartoli et Nardello n'étaient pas plus forts que les Lotto quoique , force est de constater qu'ils ont joué plus finement le final.

Mais avant le final, il y eut une «petite» course. En effet, les piégés du Volk savent très bien que le week-end propose un Kuurne-Bruxelles-Kuurne qui, avec son coefficient de 1.2, constitue bien plus qu'un simple rattrapage. Dès lors, pourquoi se mettre dans le rouge?

LES BATTUS

Il n'empêche, on aurait aimé voir davantage le maillot des Domo-Farm Frites pour leur première sortie sur le sol belge. Roman Vainsteins, le champion du monde, et Johan Museeuw, se sont fait piéger, tout comme leurs coéquipiers qui pouvaient prétendre jouer un rôle en vue. Soyons en sûrs, dans un bon mois au Ronde, il faudra compter sur le

Lion de Gistel. N'en déplaise à Pow Wow, le Lion n'est pas mort ce soir... Si l'on ne pourra pas reprocher à Tchmil d'avoir joué le jeu d'équipe, on aurait aimé (re)voir Ludo Dierckxsens pointer le crâne. Sur ce Volk, on attendait davantage de Peter Van Petegem, de Marc Wauters ainsi que des Cofidis d'une manière générale. Outre nos coureurs tricolores, des Flandriens tels que Baldato, Ivanov, Spruch, Wesemann... étaient également piégés.

LES BONNES SUPRISES

Dire que la victoire de Michele Bartoli est une surprise serait faire injure à celui qui a gagné ce qui est possible de gagner sur notre sol. Aussi à l'aise dans le Mur de Grammont que dans la Redoute, Michele Bartoli ne dépareille en aucune mesure au plus belge des palmarès dans une classique. Après une saison de «convalescence», suite à son terrible accident de juin 1999 au cours duquel il s'était cassé la rotule, Michele Bartoli semble revenu à son meilleur niveau. Le printemps n'a pas fini de voir fleurir le maillot du champion d'Italie.

Amputée de sa phalange belge, l'équipe Mapei a démontré qu'elle restait une merveilleuse machine à remporter des victoires, 13 depuis le début de la saison. Eux aussi en forme, les Lotto auraient pu glaner un succès significatif. Reste qu'ils ont trop misé sur la pointe de vitesse d'Hendrick Van Dijck. Lancer, à tour de rôle, des offensives individuelles eût sans doute été plus judicieux mais De Waele et surtout Van Hyfte en avaient-ils les moyens? Peut-être pas, d'autant que les deux Mapei n'étaient pas décidés à se regarder en chiens de faïence...

Quant au sprint proprement dit, Bartoli a profité du travail de Nardello tandis que Van Dijk ne pouvait se faire emmener valablement par des équipiers qui avaient tout donné pour imposer leur train dans les derniers hectomètres. Et quand bien même, l'aisance avec laquelle Bartoli s'est imposé nous laisse croire que l'Italien était le plus frais à Lokeren.

Nous nous en voudrions de ne pas glisser un petit

Bonjour à l'attention de Didier Rous, le Français de l'échappée. En maintenant 56 éditions, pas un coureur tricolore n'a remporté Het Volk. Le fait de retrouver Didier Rous dans le bon coup constitue assurément une double surprise dans la mesure où le coureur de l'équipe Bonjour n'a pas le profil de l'épreuve. Mais là également, des Durand, Baumont, Guesdon voire Mengin étaient inscrits aux abonnés absents.

© La Libre Belgique 2001