Les Belges en vue depuis le départ

La première étape de Paris-Nice a connu un dénouement belge, lundi, à Clermont-Ferrand, où le sprint est revenu à Fabian De Waele et le maillot blanc de leader à Nico Mattan. Sur la ligne, De Waele a triomphé, à la surprise quasi-générale, de l’Australien Stuart O’Grady et de l’Allemand Danilo Hondo. Mais la victoire du coureur belge, un Flamand peu connu de 25 ans, a été éclipsée par les conséquences de la chute survenue à moins de trois kilomètres de l’arrivée, qui a provoqué l’éclatement du peloton

La première étape de Paris-Nice a connu un dénouement belge, lundi, à Clermont-Ferrand, où le sprint est revenu à Fabian De Waele et le maillot blanc de leader à Nico Mattan. Sur la ligne, De Waele a triomphé, à la surprise quasi-générale, de l’Australien Stuart O’Grady et de l’Allemand Danilo Hondo. Mais la victoire du coureur belge, un Flamand peu connu de 25 ans, a été éclipsée par les conséquences de la chute survenue à moins de trois kilomètres de l’arrivée, qui a provoqué l’éclatement du peloton.

La glissade d’un coureur placé dans les quinze premiers rangs du peloton, à la sortie d’un virage, a provoqué une belle panique. Axel Merckx, le champion de... Belgique, a tenté en vain de repartir. Blessé au genou droit, il a dû être évacué par ambulance vers l’hôpital de Clermont-Ferrand, où les radios pratiquées par la suite n’ont décelé aucune fracture.

D’autres ont perdu de précieuses secondes, faute de réussir à réintégrer le groupe d’une cinquantaine de coureurs qui s’est disputé la victoire d’étape. A commencer par Laurent Brochard, touché à plusieurs endroits (genou, coude, tête), choqué et surtout très déçu en franchissant la ligne 17 secondes après les premiers.

Le vainqueur de l’an passé, l’Allemand Andreas Kloeden, a été retardé lui aussi en même temps que son coéquipier, le Kazakh Alexandre Vinokourov, et quelques autres noms d’importance (Zuelle, Bartoli, Gaumont, Halgand, Vaughters). En revanche, Nico Mattan, méfiant, a évité l’obstacle -comme le jeune Français Laurent Brard, quatrième du classement- et a rallié l’arrivée en septième position. «Je crois que je peux garder le maillot blanc pendant quelques jours», a estimé le Belge, qui se refuse encore à évoquer trop précisément le classement final. «Au début, j’avais dans l’idée d’être dans les dix premiers. Maintenant, des coureurs, comme Van Petegem, me disent que je peux viser mieux et peut-être gagner Paris-Nice. Moi, je ne sais pas. Je ne me suis jamais retrouvé dans cette situation», a reconnu le vainqueur du prologue de Nevers.

L’étape, longue de 189,2 kilomètres à travers le Berry et le Bourbonnais jusqu’à la capitale de l’Auvergne, a condamné Joseba Beloki, troisième du dernier Tour de France, mais aux ambitions limitées en ce début de saison. Le coureur espagnol a chuté dans la première partie de l’étape et a abandonné tout comme son compatriote Angel Casero. Sous le ciel gris et pluvieux, l’échappée principale a été menée par l’Italien Matteo Tosatto, le vainqueur de l’étape de Sisteron voici un an. Tosatto, accompagné dans un premier temps par le Lituanien Marius Sabakiauskas, a compté jusqu’à 2 min 15 sec d’avance et a insisté jusqu’à 15 kilomètres de l’arrivée.

Mardi, deuxième étape de Clermont-Ferrand à Saint-Etienne, sur un parcours de 195,4 kilomètres qui passe par les monts du Forez et présente une dernière côte à 10,2 kilomètres de l’arrivée.

(AFP)