Ferrari humanum est

PHILIPPE VANDENBERGH

LE BILLET

Selon le très sérieux Sunday Times, Lance Armstrong a des relations suivies avec le sulfureux professeur Michele Ferrari, appelé à se défendre devant les tribunaux italiens en septembre prochain pour prescription de produits interdits.

L'affaire fait grand bruit sur le Tour. Mis au pied du mur, l'Américain a finalement rédigé un communiqué, témoin manifeste de son embarras.

Je n'ai jamais rendu publique ma relation avec Michele Ferrari en raison de sa réputation douteuse suite à ses commentaires irresponsables sur l'EPO en 1994 (...) Je n'ai jamais eu l'occasion de mettre en question ni l'éthique, ni les standards médicaux de Michele. Nous n'avons jamais discuté d'EPO et je n'en ai jamais utilisé. Voilà qui devrait avoir au mois le mérite d'être clair mais, dans le contexte actuel de suspicion généralisée, le moindre non-dit est considéré comme faute. Armstrong devait s'en douter: rouler en Ferrari, cela devait finir par se savoir. L'erreur est donc humaine. Perséverer deviendrait diabolique.

© La Libre Belgique 2001