Qui arrêtera Davide Rebellin?

Il y a douze mois, après une chute à la Flèche wallonne où l'on avait craint pour lui une fracture de la clavicule, Davide Rebellin avait sauvé son printemps en s'imposant à Francfort, sous les yeux de ses sponsors, les patrons de la firme allemande d'eaux minérales Gerolsteiner, ravis de voir l'un des leurs s'imposer dans le fief de la grande brasserie Henninger.

Qui arrêtera Davide Rebellin?
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Eric de Falleur

Il y a douze mois, après une chute à la Flèche wallonne où l'on avait craint pour lui une fracture de la clavicule, Davide Rebellin avait sauvé son printemps en s'imposant à Francfort, sous les yeux de ses sponsors, les patrons de la firme allemande d'eaux minérales Gerolsteiner, ravis de voir l'un des leurs s'imposer dans le fief de la grande brasserie Henninger. C'est au pied de la gigantesque tour du géant brassicole de Francfort que part et se termine la seule véritable classique allemande. La Cyclassics d'Hambourg a bien le label Coupe du monde mais pas l'histoire ni le parcours du Rund um den Henninger Turm, créé en 1962.

Traditionnellement, cette épreuve qui se dispute le 1er mai -ce qui lui a coûté sa place en Coupe du Monde et la lui coûtera aussi dans le futur ProTour- termine la série des classiques. Cette fois, elle se présente un peu plus encore -puisque Davide Rebellin vient de gagner les trois dernières classiques disputées (Amstel, Flèche et Liège) - comme la grande revanche pour beaucoup de ceux que l'Italien vient de dominer ces deux dernières semaines. Le hic, c'est que le Véronais est précisément le tenant du titre en bord du Main et que Rebellin rêve de gagner une quatrième classique d'affilée, ce que personne n'a jamais fait. «C'est un rendez-vous important pour mon équipe, reconnaît l'Italien. Malheureusement, la finale n'est pas assez dure pour moi.»

Le leader de la Coupe du Monde devra mettre à profit les escalades dans les monts du Taunus voisin pour éliminer les autres candidats que sont notamment les T-Mobile de Zabel (déjà deux fois vainqueur à Francfort), de Kessler et de Wesemann. Dans ce contexte, un 18e succès d'un de nos compatriotes serait une belle surprise.

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Gistel fête Museeuw Un énorme chapiteau a été dressé aux abords de la salle communale de Gistel qui risque d'être trop exiguë, dimanche, à l'occasion de la grande fête que la commune flamande s'apprête à donner en l'honneur de son Lion. Dix-huit jours après ses adieux au GP de l'Escaut, Johan Museeuw donnera demain d'ultimes coups de pédale en compétition au milieu de ses amis et devant des milliers de ses supporters. «Ce n'est pas la toute grande forme, confie le jeune retraité. Depuis que j'ai arrêté, j'ai couru partout. Je n'ai guère pu rouler. A peine deux fois cette semaine. Mercredi, par exemple, je me suis entraîné trois heures et je referai cela demain (aujourd'hui) . Cela devrait suffire pour 60 kilomètres.» C'est un peloton d'une cinquantaine de coureurs qui s'alignera pour cette course en circuit, dont Rebellin, Bettini, Boogerd, Tafi, Zanini, Van Petegem, Boonen, Steels, Aerts, Merckx, Vandenbroucke, Verbrugghe.

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