Le peloton dans le vent breton

Ce Samedi, le Tour respire l'air de la mer dans sa septième étape, longue de 204,5 kilomètres, entre Châteaubriant et Saint-Brieuc, pour l'entrée en Bretagne. Pour la première fois depuis le départ de Belgique, la course longe la Manche à partir du grandiose site du cap Fréhel dans le final du parcours, après être passée par Calorguen, le village où s'est établi l'ancien champion français Bernard Hinault, quintuple vainqueur de la Grande Boucle.

E.d.F. (avec Belga)
Le peloton dans le vent breton
©BELGA

Ce Samedi, le Tour respire l'air de la mer dans sa septième étape, longue de 204,5 kilomètres, entre Châteaubriant et Saint-Brieuc, pour l'entrée en Bretagne. Pour la première fois depuis le départ de Belgique, la course longe la Manche à partir du grandiose site du cap Fréhel dans le final du parcours, après être passée par Calorguen, le village où s'est établi l'ancien champion français Bernard Hinault, quintuple vainqueur de la Grande Boucle.

La partie finale, exposée au vent le long de la côte d'Emeraude, amène à la ligne droite de 200 mètres, en léger faux-plat montant. Départ de Châteaubriant à 12h35, arrivée à Saint-Brieuc vers 17h27 (prévision à 42 km/h de moyenne).Dimanche, c'est la Bretagne de l'intérieur, qui est visitée entre Lamballe et Quimper.

Malheureusement, les prédictions pour les jours à venir laissent à penser que le peloton va retrouver des conditions difficiles en Bretagne, notamment, et même ensuite aussi. On le sait, le coureur ne craint rien plus qu'une météo détestable. Or, depuis le retour de la Grande Boucle en France, mardi, la pluie, le vent et le froid accompagnent la course. Mercredi dans le chrono par équipes, ou jeudi, sur la route de Chartres du départ à l'arrivée!

«Le premier effet du mauvais temps sur le coureur est d'ordre psychologique, affirme Toon Cruyt, le médecin de l'équipe Quick Step-Davitamon. Mais la pluie a surtout des effets négatifs sur la santé des coureurs.

«Préventivement, on leur donne des vitamines C et de l'aspirine qui améliore la circulation pour empêcher la sensation de froid, explique le médecin ostendais. L'important, c'est d'enrayer de possibles infections, des rhumes ou des grippes.»

Le danger survient essentiellement dès que le coureur s'arrête. «En course, même si le muscle est plus dur quand il fait froid ou qu'il pleut, les coureurs restent chauds. Les vêtements se sont très nettement améliorés ces dernières années. Là où survient le risque de se refroidir, c'est dès la fin de l'étape, quand ils sont en sueur et mouillés et qu'ils doivent attendre parfois de longues minutes, notamment en répondant aux interviews, avant de pouvoir se doucher et se changer. Heureusement, les bus permettent désormais que tout cela aille plus vite qu'auparavant quand les coureurs rentraient en voiture à leur hôtel...»

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