Leblanc impressionné par Lance Armstrong

Le patron du Tour, Jean-Marie Leblanc, impressionné par la première semaine de Lance Armstrong, croit l'Américain en mesure de remporter son 6e Tour. «Il en a les moyens. Il n'a pas donné l'impression qu'il était en moins bonne condition que les autres années, et il est entouré d'une très bonne équipe», a estimé le directeur du Tour. Le quintuple vainqueur de la Grande Boucle a pris les commandes momentanément après le contre-la-montre par équipes.

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Leblanc impressionné par Lance Armstrong
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Le patron du Tour, Jean-Marie Leblanc, impressionné par la première semaine de Lance Armstrong, croit l'Américain en mesure de remporter son 6e Tour. «Il en a les moyens. Il n'a pas donné l'impression qu'il était en moins bonne condition que les autres années, et il est entouré d'une très bonne équipe», a estimé le directeur du Tour.

Le quintuple vainqueur de la Grande Boucle a pris les commandes momentanément dans ce Tour après le contre-la-montre par équipes survolé mercredi par l'US Postal, avant de prêter le maillot jaune au jeune Français Thomas Voeckler. «Lance Armstrong est doté d'une extraordinaire connaissance de la course. Il a un incroyable sens de la stratégie. La manière dont il a laissé partir cette échappée jeudi, c'était parfait. Il réalise un sans-faute.»

En une semaine, il est vrai que le Texan a parfaitement suivi son plan de route. Avant la première côte sérieuse de cette édition, l'Espagnol Iban Mayo, l'Italien Gilberto Simoni et le Français Christophe Moreau, qui pouvaient prétendre l'inquiéter en montagne, ont course virtuellement perdue.

«C'est vraiment lui le favori», assène Jean-Marie Leblanc, qui défend ses choix contestés en matière de parcours en cette première semaine. Les pavés du Nord, fatals à Mayo et à d'autres? «Ceux qui les contestent pouvaient le faire à l'annonce du parcours. Ensuite, aucune chute ne s'est produite sur les pavés. La chute de Mayo a eu lieu avant. Enfin, il y a eu des chutes hier et avant-hier et il n'y avait pas de pavés...»

Le nouveau règlement du contre-la-montre par équipes, qui limitait les écarts entre équipes pour empêcher Armstrong d'écraser le Tour? «Etant donné les conditions climatiques, c'était un bon choix. Sans ce règlement, vous écririez qu'Armstrong a tué le suspense.» En revanche, le directeur du Tour s'insurge contre la décision qui a valu à Gilberto Simoni, tombé à 80 mètres de la ligne d'arrivée du chrono par équipes, de perdre près de trois minutes. «Je suis intervenu auprès des commissaires de l'UCI pour qu'ils fassent respecter l'esprit et non la lettre du règlement. Mais ils n'ont rien voulu entendre...»

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