Chronologie de l'affaire

(E.d.F.)

PRINTEMPS 2003:

le parquet de Courtrai instruit une enquête sur un trafic présumé de produits hormonaux dont José Landuyt, un vétérinaire d'Oostrozebeke, serait la figure centrale. Son téléphone est mis sur écoutes.

4 SEPTEMBRE 2003:

une centaine d'enquêteurs procèdent à 21 perquisitions (chez 18 personnes), dont plusieurs chez des coureurs. Les plus connus sont Johan Museeuw, Chris Peers, Jo Planckaert et Mario De Clercq, qui seront, parfois longuement, entendus comme témoins. Landuyt et Versele, un soigneur, sont arrêtés.

10 SEPTEMBRE 2003:

à l'arrivée du GP Van Steenbergen, où il s'est classé 3e, Johan Museeuw dit ne rien savoir d'un code qu'il aurait employé lors des conversations téléphoniques et SMS avec Landuyt.

11 SEPTEMBRE 2003:

les coureurs subissent des analyses sanguines et urinaires.

23 JANVIER 2004:

lors d'une conférence de presse à Courtrai, Museeuw clame son innocence sur base du résultat négatif des analyses effectuées sur sa personne.

15 MARS 2004:

le parquet de Courtrai transmet à la Communauté flamande, qui les refile à la Ligue vélocipédique belge, les dossiers des coureurs incriminés. La RLVB engage une procédure disciplinaire.

14 AVRIL 2004

: Museeuw met fin à 16 ans de carrière à l'issue du GP de l'Escaut.

8 OCTOBRE 2004

: après des mois de procédure et au terme de débats tenus à huis clos à la demande de certains coureurs, dont Museeuw, la commission disciplinaire de la RLVB prononce de lourdes sanctions dans le cadre de l'affaire. Museeuw, Planckaert et Peers sont suspendus 48 mois dont 24 avec sursis.

7 JANVIER 2005

: le contenu de certains SMS échangés durant l'été 2003 entre Museeuw et Landuyt est publié. Il en ressort que le «Lion des Flandres» utilisait de l'EPO et de l'Aranesp.

JANVIER 2005:

le Flandrien se dit victime de harcèlement et affirme n'avoir fait que son métier.

3 OCTOBRE 2005

: Johan Museeuw, Jo Planckaert, Chris Peers et Mario De Clercq sont inculpés pour possession de produits dopants.

© Les Sports 2005