Chris Froome: "ce film a plus que deux acteurs"

"Si le nombre de journalistes présents aux différents points presse pouvait être considéré comme un indicateur des favoris de ce Tour, nul doute que Chris serait au sommet de la liste."

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QUENTIN FINNÉ

"Si le nombre de journalistes présents aux différents points presse pouvait être considéré comme un indicateur des favoris de ce Tour, nul doute que Chris serait au sommet de la liste." Dans un humour très british, Dave Brailsford, le manager du Team Sky, s’amusait de la furie médiatique qui anima hier le Mega Smeralda en fin d’après-midi.

D’un ordonnancement parfois militaire, l’équipe britannique connut un léger contretemps puisque c’est avec vingt minutes de retard sur l’horaire initialement prévu que Chris Froome se présenta sur la scène de la salle de presse flottante installée à Porto-Vecchio. Habituellement volubile dans ses échanges avec les plumitifs, le Britannique semblait déjà entré dans sa course et se contenta de réponses claires mais brèves lors des quinze minutes qu’il accorda aux médias.

"J’ai hâte que le Tour commence", débuta ainsi le leader de la formation britannique. "Cette épreuve a dirigé ma saison depuis janvier et je l’aborde dans une situation idéale. Je me sens au sommet de ma condition et fin prêt pour ce départ."

Entouré des huit équipiers (Porte, Boasson Hagen, Kennaugh, Kiryienka, Lopez Garcia, Porte, Siutsou, Stannard et Thomas) qui l’épauleront dans sa quête du Graal, le Kenyan blanc semble déjà posséder les clés du discours motivationnel du chef de meute.

"Nous possédons une équipe extrêmement bien balancée et très solide en laquelle j’ai une totale confiance", juge Froome. "Chacun connaît parfaitement le rôle qui lui sera assigné."

Mais si lui a appris à dompter les différentes obligations d’un maillot jaune sur les épreuves qu’il a remportées cette saison (Tour d’Oman, Critérium International, Tour de Romandie et Dauphiné), le Britannique relativise son expérience face au gigantisme de la Grande Boucle.

"L’environnement du Tour de France est tout à fait unique car tout y est démultiplié. La nervosité du peloton, la pression médiatique, le niveau sportif de l’épreuve : cette course n’a pas d’équivalent. Je l’ai souvent répété depuis mon succès sur le Dauphiné, mais je tiens à insister encore une fois : ici, tous les compteurs sont remis à zéro. Je sais ainsi que les médias aiment présenter cette centième édition comme un duel entre Alberto Contador et moi-même, mais cela est plutôt réducteur. Je ne citerai pas de noms car je risquerais d’en omettre l’un ou l’autre dans mon énumération, mais je pense que sept ou huit coureurs disposent des qualités pour pouvoir prétendre à la victoire finale à Paris. Je sais que la bataille sera âpre, mais je me suis préparé."

Dave Brailsford et l’encadrement de l’équipe Sky également. "Le meilleur moyen de perdre ce Tour de France serait de se focaliser exclusivement sur Contador. Il est simpliste de présenter ce Tour comme un duel entre l’Espagnol et Chris. Le danger viendra de partout. Nous le savons et y serons attentifs dès samedi."


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