Van Avermaet : "Où attaquer sur ce circuit ?"

Le champion olympique et la sélection belge ont reconnu le tracé de The Pearl jeudi.

Belgian Jurgen Roelandts of Lotto Soudal, Belgian Oliver Naesen of IAM Cycling, Belgian Iljo Keisse of team Etixx - Quick-Step, Belgian Jens Keukeleire of Orica GreenEDGE, Belgian Tom Boonen of team Etixx - Quick-Step, Belgian Nikolas Maes of team Etixx - Quick-Step and Belgian Greg Van Avermaet of BMC Racing Team pictured during a training session of the Belgian road team at the 2016 UCI World Road World Cycling Championships in Doha, Qatar, Thursday 13 October 2016. BELGA PHOTO YORICK JANSENS
Belgian Jurgen Roelandts of Lotto Soudal, Belgian Oliver Naesen of IAM Cycling, Belgian Iljo Keisse of team Etixx - Quick-Step, Belgian Jens Keukeleire of Orica GreenEDGE, Belgian Tom Boonen of team Etixx - Quick-Step, Belgian Nikolas Maes of team Etixx - Quick-Step and Belgian Greg Van Avermaet of BMC Racing Team pictured during a training session of the Belgian road team at the 2016 UCI World Road World Cycling Championships in Doha, Qatar, Thursday 13 October 2016. BELGA PHOTO YORICK JANSENS ©BELGA
Quentin Finné

Le champion olympique et la sélection belge ont reconnu le tracé de The Pearl jeudi.

Son vélo couleur or et l’écran de ses lunettes réverbèrent la lumière d’un soleil aveuglant. Après avoir saisi un bidon frais tout juste sorti de la glacière, Greg Van Avermaet ne cherche pas à fuir le cagnard au moment du premier ravitaillement de l’entraînement du jeudi. "Je supporte bien la chaleur", sourit le champion olympique sur le front duquel on ne discerne pas encore la moindre goutte de sueur.

Après avoir parcouru deux tours du circuit de The Pearl en compagnie du reste de la sélection belge et avant de prolonger la sortie par une boucle d’un peu plus de cent kilomètres dans le désert, le Waeslandien a pris le temps de livrer son analyse du tracé local que les Élites parcourront à sept reprises dimanche.

"Je n’en suis pas fan, mais ce n’est pas une surprise pour moi", souriait jaune celui qui en sera ce week-end à son 10e Mondial consécutif chez les pros. "L’opinion que j’avais pu m’en faire lors de la deuxième étape du dernier Tour du Qatar (NdlR : où le peloton avait parcouru le circuit à quatre reprises dans une sorte de test grandeur nature) n’a pas vraiment changé. Certains aménagements ont même été réalisés ça et là et le circuit s’en trouve, du coup, moins technique, encore plus rapide et donc moins exigeant. Je préférais la version qui nous avait été proposée en février…"

Sur le parcours de The Pearl qu’il avait comparé à celui d’une kermesse cet hiver, Van Avermaet peine à imaginer le scénario qui pourrait le propulser vers l’arc-en-ciel. "Je ne peux pas dire que j’ai pu repérer un endroit précis où il me serait possible d’attaquer et de créer une différence", poursuit l’ancien gardien de but de Beveren. "Les choses seront sans doute plus claires dimanche lorsque nous arriverons sur le circuit local. Le contexte de la course change pas mal de paramètres. Il faudra ainsi voir comment la chaleur entament ou non les réserves de la concurrence et dans quel état de fraîcheur chacun sera au moment de négocier la pleine finale. Je devrai clairement tenter quelque chose si un moment s’y prête, mais j’ai le sentiment que ce sera très difficile. Les attaquants ont bien moins de chances de l’emporter que les sprinters à mes yeux…"


"Un vrai Mondial doit faire 250 km"

Si la chaleur est l’un des sujets chauds depuis l’ouverture de ce Mondial, Greg Van Avermaet n’est pas un partisan de la réduction du kilométrage total de l’épreuve."Un vrai Championnat du Monde doit, à mes yeux, faire 250 kilomètres pour être réellement digne de son rang. Ce tracé n’est, très clairement, pas le plus beau sur lequel j’ai évolué lors d’un Championnat du Monde… (rires) L’absence de public génère une atmosphère particulière, assez bizarre. Normalement, un Mondial, c’est synonyme d’une grande fête."