Greg Van Avermaet: "Ça me permet d’aborder le Ronde plus serein"

Belgian Greg Van Avermaet of BMC Racing Team, Belgian Philippe Gilbert of Quick-Step Floors and Belgian Oliver Naesen of AG2R La Mondiale pictured in action during the 60th edition of the 'E3 Prijs Vlaanderen Harelbeke' cycling race, 206,1 km from and to Harelbeke, Friday 24 March 2017. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
Belgian Greg Van Avermaet of BMC Racing Team, Belgian Philippe Gilbert of Quick-Step Floors and Belgian Oliver Naesen of AG2R La Mondiale pictured in action during the 60th edition of the 'E3 Prijs Vlaanderen Harelbeke' cycling race, 206,1 km from and to Harelbeke, Friday 24 March 2017. BELGA PHOTO ERIC LALMAND ©BELGA
Eric De Falleur

Greg Van Avermaet a ajouté une 2e classique à son palmarès 2017.

Son grand objectif de la saison reste toujours de remporter dans huit jours le Tour des Flandres, mais, en attendant de réaliser son rêve, Greg Van Avermaet a ajouté, un mois après sa deuxième victoire au Circuit Het Nieuwsblad, le Grand Prix E3 à un palmarès qui prend de plus en plus de volume.

"Ce n’est pas le Ronde, ce n’est pas un monument, mais c’est une très belle course", souriait le Flandrien peu après qu’il eut devancé Philippe Gilbert et Oliver Naesen au sprint. "Après le Nieuwsblad, cela fait un deuxième succès important que j’ai en poche avant le Tour des Flandres. Ça me donne plus de confiance. Mais, comme les années précédentes, j’aurais déjà été cité comme un des hommes à battre."

Pourtant, le champion olympique refuse d’endosser la tunique du grandissime favori pour le Tour des Flandres.

"D’abord, il y a encore Gand-Wevelgem à courir dimanche", faisait-il remarquer. "Tout peut y arriver. Ensuite, Sagan reste le favori numéro 1. Je pense qu’il est tombé aujourd’hui . On ne peut donc le juger sur sa prestation. Croyez-moi, il est très fort."

Au-delà de la victoire, Greg Van Avermaet a surtout apprécié de pouvoir faire la course.

"Ça a été une bonne journée, très agréable, disait-il. J’aime courir comme cela. L’ambiance était formidable, sur tous les monts, dans la finale, avec trois Belges en tête. Je pense que le public a apprécié. La course s’est décantée très tôt. Après le Taaienberg, j’ai senti que nous étions à un tournant. Quand Phil et Oli sont sortis, j’ai compris qu’il fallait y aller, parce que ça ralentissait. Tout pouvait arriver."

Finalement, le double vainqueur du Nieuwsblad s’est retrouvé dans une échappée à trois qui avait un parfum particulier pour lui avec son ancien équipier et son compagnon d’entraînement.

Un podium spécial

"Je préfère me retrouver avec Gilbert adversaire qu’équipier", rigolait-il. "S’il avait encore été chez BMC je n’aurais pas pu sauter dans sa roue quand il est parti. Quant à Oliver, nous nous entraînons ensemble le plus souvent possible, nous sommes amis, mais en course, nous sommes rivaux. Les trois meilleurs coureurs sont sur le podium. Quand Phil a attaqué sur le Tiegemberg, ça a été dur de revenir. Ensuite, j’ai pris le relais car je ne voulais pas attendre Naesen. C’était plus facile un sprint à deux qu’à trois. J’étais confiant, mais on n’est jamais sûr. J’ai bien géré le sprint. Oliver a démarré le premier et j’ai réagi directement. Il a fallu que je donne tout pour revenir dans sa roue, mais ensuite, j’étais lancé. Je savais que ce serait très difficile de me dépasser."