Sur le Dauphiné, De Gendt résiste à Porte

Le Belge a conservé la tête du classement général au terme du chrono.

Thomas Lecloux

Ce Critérium du Dauphiné propose un parcours pour tous les goûts. Après une première étape escarpée et deux journées qui, normalement, auraient dû plaire aux sprinteurs, les coureurs avaient rendez-vous mercredi avec un chrono de 23,5 kilomètres entre La Tour-du-Pin et Bourgouin-Jallieu.

Thomas De Gendt, en tête depuis sa victoire lors de la première étape, avait comme ambition de sortir de ce chrono avec la tunique du leader du classement général sur ses épaules. Il y est parvenu au prix d’un bon contre-la-montre qu’il a fini à la 9e place, repoussé à 42 secondes du vainqueur du jour : Richie Porte. Inutile de vous dire que Porte était, au même titre que Froome ou Tony Martin, un des grands favoris pour l’étape.

L’Australien n’a pas failli à son rang et a remporté un succès prometteur avant d’entamer les choses sérieuses dans la montagne ce vendredi. Face à lui, De Gendt a réussi l’exploit de conserver 27 secondes d’avance au classement général.

"Dès la reconnaissance dans la matinée, j’ai senti que j’avais de bonnes jambes", expliquait le vainqueur d’étape au Tour de France 2016. "J’ai repris Axel Domont après le premier pointage intermédiaire. C’était un bon point de repère pour commencer. Il me reste environ 30 secondes d’avance sur Porte, je suis très satisfait de cette performance. Le parcours me convenait à merveille. Il était moins plat que prévu, il y avait une petite bosse dans le final. Je pense que je vais encore conserver le maillot de leader ce jeudi puis je vais le céder vendredi. Etait-ce le meilleur chrono que j’ai jamais réalisé ? Non je ne pense pas, j’ai déjà terminé troisième d’un chrono du Tour."

Encore en jaune jeudi soir

Il faut bien avouer aussi que le passé de De Gendt sur les chronos plaidait en sa faveur. Il avait déjà réussi des performances sur les grands Tours en finissant dans le Top 5 de contre-la-montre au Tour d’Italie ou encore au Tour de France. Il s’est transcendé pour conserver la tunique jaune et blanche, comme il en était capable.

Jeudi, l’étape qui s’achève à Mâcon devrait sourire à un sprinteur ou à un baroudeur, vu que les échappées ont déjà mis deux fois en échec le peloton depuis le début du Critérium du Dauphiné.

De Gendt devrait donc, en toute logique, conserver le maillot de leader jusqu’à vendredi où les choses sérieuses devraient débuter avec l’arrivée à Villars-les-Dombes au pied de la descente du terrible col du mont du Chat (8,7 km à 10,3 %).