L’impossible prédiction entre Murray et Wawrincka

L’impossible prédiction entre Murray et Wawrincka
©BELGA
C.B.

Roland-Garros Il y a le niveau de jeu du jour mais aussi l’humeur du jour : avec Murray et Wawrinka, cela peut aller dans tous les extrêmes. Mais, généralement en Grand Chelem, l’un et l’autre réussissent à garder la tête dans la bonne zone assez longtemps. Dans ce remake de la demi-finale 2016, les cartes semblent assez similaires : "Stan The Man" tient la grande forme depuis le début du tournoi, tandis que "Muzz" rame. Une différence : Murray rame depuis des mois alors que l’an passé il était arrivé à Paris dans une forme étincelante. Mais comme le garçon est parfois dur à suivre, il pourrait tout de même refaire le coup de 2016 et dominer Wawrinka qui reste pourtant un bien meilleur joueur de terre battue que lui.

Le n°1 mondial mène 10-7 dans les duels et vise avec envie une 12e finale en Grand Chelem. "Si on m’avait dit avant le tournoi que j’atteindrais les demi-finales, j’aurais signé tout de suite car je jouais vraiment mal en matchs et à l’entraînement. Mais j’ai repris les bases séance après séance et mes automatismes sont revenus. Physiquement, je me sens vraiment bien donc j’ai très envie de rejouer une finale ici."

Wawrinka, l’homme des grands rendez-vous

Quid de son rival ? "Je ne l’ai pas beaucoup vu jouer mais, d’évidence, il est en grande forme et en grande confiance. Encore une fois, je suis arrivé en telle méforme que je suis un peu l’intrus de ce dernier carré, mais j’espère bien m’accrocher (sourire)."

Côté Wawrinka, on affiche une énorme confiance. Le Suisse aux trois titres du Grand Chelem, titré ici en 2015, sait qu’il est l’homme des grands rendez-vous : il ne doute plus de rien.

"J’espère que le résultat sera différent de l’an passé : je m’y attends et je l’espère. Il a du mal depuis le début de la saison mais, là, il a joué de mieux en mieux, et puis c’est un grand champion. Mais je sais quel est mon niveau en ce moment, donc j’espère bien gagner ce match. Physiquement et mentalement, je suis prêt."

Pour lui, les données sont assez claires : il doit être l’agresseur, il doit bien servir, il doit refuser le jeu du chat et de la souris. Mais cela pourrait demander une prise de risques trop grande face à un gestionnaire tel que Murray.