Tour de France: Greg Van Avermaet sera au service de Richie Porte

Tour de France: Greg Van Avermaet sera au service de Richie Porte
©BELGA
Eric De Falleur

Chez BMC qui détient, avec Richie Porte, un des trois principaux candidats à la victoire finale, Greg Van Avermaet aura un rôle d’électron libre. Il sera le seul. Le n°1 mondial, victorieux de quatre classiques au printemps, revient au Tour pour faire aussi bien que les deux années précédentes.

Quel est votre sentiment à quelques heures du départ ?

Je ne suis pas nerveux; mon année est déjà réussie. Vous l’avez vu (NdlR : il nous parle après la conférence de presse commune de son équipe), chez BMC, c’est tout pour Richie. Cette conférence d’avant-Tour, cela reste toujours quelque chose de spécial, même si je ne suis pas la figure centrale, pour une fois. C’est différent des classiques. Tout tourne autour de Richie; je suis en retrait et ce n’est pas plus mal. Mais c’est le Tour; c’est pour cela aussi que tout le monde veut y être et faire partie du cirque.

Vous avez un statut à défendre…

Après le printemps, j’ai encore deux grands buts cette année. Le Mondial bien sûr, mais aussi, d’abord, j’espère gagner une étape du Tour. J’y suis parvenu deux années de suite, mais c’est évidemment très difficile et il y aura bien une année où je n’y arriverai pas. J’espère (il rigole) que ce ne sera pas cette fois.

Avez-vous étudié le parcours ?

J’aurai deux possibilités. Le troisième jour, j’aurai une occasion à Longwy, puis, il y a l’étape de Rodez (NdlR : la 14e étape, le 15 juillet) où j’avais gagné il y a deux ans. Mais, je le répète, notre but, c’est de gagner le Tour avec Porte. Il a une grande chance d’y parvenir, j’en suis certain. Donc, je n’obtiendrai pas autant de liberté que si j’étais dans une petite équipe où l’objectif était de gagner une étape. C’est la même chose chez Sky ou Movistar, tout le monde roule pour le leader. Pour le reste du Tour, ça va dépendre de la situation de Richie. Imaginez, et c’est très possible, qu’il prenne par exemple le maillot jaune dès La Planche des Belles Filles, après cinq jours. Il faudra ensuite le défendre, travailler en tête du peloton. J’obtiendrai d’autant moins de liberté.

Vous qui y avez goûté, vous n’avez plus envie du maillot jaune ?

Cette année, je n’y pense pas. Le parcours est différent de l’an dernier. D’abord, il y a le chrono, samedi, qui est quand même long. Ensuite, je vais perdre du temps dans l’étape de La Planche des Belles Filles donc ce sera très difficile de prendre le maillot.

Et le vert ?

Ce n’est pas possible, il faudrait rouler toutes les étapes, faire tous les sprints, jouer aussi les intermédiaires, avoir des équipiers autour de moi. Ce ne sera pas le cas, en tout cas pas tous les jours.

En parlant de vous, Richie Porte vous a qualifié de meilleur coureur des classiques et du printemps. Que pensez-vous de son compliment ?

C’est vrai, non ? Je ne dois certainement pas avoir peur. J’ai réussi un super début de saison. Je suis en effet le meilleur coureur de classiques du moment. Je ne pouvais pas être mieux qu’au printemps, je ne ferai pas cela chaque année. Mais, maintenant, c’est le Tour, c’est plus dur pour moi d’obtenir des résultats entre les étapes chronométrées, celles pour sprinters ou grimpeurs.

Vous allez retomber sur Gilbert, un adversaire de plus.

Philippe n’était plus venu depuis quelques années, au contraire de moi. C’est un grand coureur, sa place est au Tour, même si, comme pour moi, il n’y a pas beaucoup d’étapes pour nous. D’autant qu’on a d’autres adversaires, Sagan, Degenkolb, Matthews…