Première étape du Tour ce samedi: l'Allemand Tony Martin en grand favori (VIDEOS)

L’Allemand sera le grand favori d’un chrono tracé sur les bords du Rhin.

Quentin Finné

L’Allemand sera le grand favori d’un chrono tracé sur les bords du Rhin.

Douze ans après le dernier passage du Tour en Allemagne, c’est un des héros locaux qui sera le grand favori du contre-la-montre inaugural de cette 104e Grande Boucle ce samedi. Quadruple champion du monde de la spécialité, Tony Martin songe depuis des mois à un rendez-vous qu’il a érigé au rang de mission.

"J’ai préparé cette première étape avec le même sérieux et la même application qu’un Mondial, sourit le coureur de la Katusha. Pouvoir endosser le maillot jaune devant son propre public, c’est sans doute ce qu’il peut arriver de plus beau à un coureur cycliste. Je suis donc bien décidé à saisir cette opportunité unique. Je serai, de surcroît, un peu à domicile car si je suis né à Cottbus, j’ai passé l’essentiel de ma jeunesse à Eschborn qui n’est qu’à une demi-heure de voiture de Düsseldorf (NdlR : il vit désormais en Suisse). Je pourrai donc compter sur le soutien de très nombreux supporters. Je ne fuis pas le rôle de favori, mais je ne sous-estimerai pas pour autant la concurrence."

Déjà vainqueur de quatre étapes sur le Tour (dont trois chronos) et porteur du maillot jaune durant trois journées en 2015 avant d’être contraint à l’abandon suite à une chute au Havre, Martin n’a encore jamais remporté de prologue sur la Grande Boucle.

"Cela m’importe peu puisqu’il s’agira samedi d’un authentique chrono et non d’un prologue (NdlR : car le kilométrage dépasse les six kilomètres). La distance de treize kilomètres me convient mais elle permet aussi d’assister à certaines surprises car elles ne limitent pas exclusivement la liste des prétendants aux uniques spécialistes. Les sprinters se débrouillent ainsi parfois très bien sur ce type d’exercice. Le tracé urbain, qui propose deux longues lignes droites de près de quatre kilomètres chacune le long du Rhin, me plaît car il n’est pas trop technique."

Pour s’en imprégner au mieux, l’Allemand est arrivé à Düsseldorf dès mardi alors que l’essentiel des coureurs a rejoint la septième plus grande ville d’Allemagne (600.000 habitants) mercredi.

"Je voulais avoir le temps de me mettre ce parcours en tête très précisément. J’étais déjà venu le repérer mais avec les nombreux sens interdits et le trafic, cette reconnaissance n’avait pas été totalement efficace. Il était vraiment important de soigner chaque détail car la victoire risque bien de se jouer à la seconde…"


L’étape du jour préfacée par Rik Verbrugghe

"C’est parti pour le Tour de France 2017 qui débute par un contre-la-montre de 14 kilomètres. Et vu la longueur de cette première joute, on ne peut l’appeler un prologue. On peut déjà, sur cette distance, avoir de gros écarts avec un net avantage pour les rouleurs du peloton par rapport aux rouleurs-sprinters. Il faudra déjà essayer de faire bonne contenance, car c’est déjà un test d’envergure pour les grands favoris du Tour de France. Un test d’importance d’autant qu’il délivre le premier jaune de la Grande Boucle . J’espère que ce sera un beau vainqueur pour entrer en Belgique…"