Philippe Gilbert est resté bloqué 2h30 au contrôle antidopage

Après sa 22e place acquise au sommet de la côte des Religieuses, le vainqueur du Tour des Flandres était attendu au contrôle antidopage. Là, Gilbert étant complètement déshydraté, n’est pas sorti du camion avant… 19 h 55 !

Thomas Lecloux

Après un prologue encourageant, Gilbert était cité un peu partout en tant que favori pour cette arrivée à Longwy. Hélas, le Wallon n’a pas réussi à surprendre ses adversaires dans la ville du nord-est de la France.

Après sa 22e place acquise au sommet de la côte des Religieuses, le vainqueur du Tour des Flandres était attendu au contrôle antidopage. Là, Gilbert étant complètement déshydraté, n’est pas sorti du camion avant… 19 h 55 ! Soit plus de 2 h 30 avant de pouvoir satisfaire un besoin naturel pour les contrôleurs.

"Ce n’est pas un record, ici ils m’ont dit qu’un jour un coureur avait dû attendre 8 h avant d’uriner !", avouait Gilbert juste après la sortie du camion. "Cela fait partie du sport, j’étais complètement déshydraté. Dans ces cas-là, il ne faut pas s’énerver. Cela m’est déjà arrivé dans le passé et tu ne peux pas lutter contre la nature. J’explique cela par la chaleur et aussi par peut-être le fait que je ne me suis pas assez hydraté durant la course. Puis je me suis arrêté pour me soulager dans le final; je pense que tout cela a joué. Sans oublier qu’on a roulé à bloc la dernière partie de l’étape."

Pour revenir au côté sportif, Gilbert semblait fataliste après cette 3e étape. "C’était une course très nerveuse, surtout les 50 derniers kilomètres lorsque les échappées se sont relancées", détaille-t-il. "Il était très difficile de conserver sa position mais c’était la même chose pour tout le monde. On a essayé de rester organisés au maximum mais on n’a pas réussi. Physiquement, dans la dernière bosse, j’étais bien mais pas non plus en grande forme. Je me suis vite retrouvé à bloc. Quelques coureurs avaient encore des réserves pour accélérer mais ce n’était pas mon cas."

Il a regardé de loin son coéquipier Dan Martin jouer la victoire avec Peter Sagan et Michael Matthews.

"Dans le dernier virage, j’étais avec Martin mais après je n’ai simplement pas réussi à l’accompagner", signalait-il. "J’étais sans doute un peu trop court dans les derniers mètres. C’était une belle chance pour gagner, tant pis pour moi."

Après un retour tardif à l’hôtel, Gilbert va désormais se reconcentrer sur la suite de son Tour de France où il restera quelques belles opportunités de succès. "Dans cette longue attente, j’ai parlé de tout et de rien avec les personnes. Je vais arriver plus tard que les autres pour dormir mais qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ?"

Le Liégeois semblait prendre avec le sourire cette fin de journée décidément pas comme les autres.


Quand un journaliste paye une bière à Gilbert !

Gilbert est resté très longtemps au camion antidopage, ce qui a eu comme répercussion de voir une bonne dizaine de journalistes belges attendre pour l’interviewer durant plusieurs heures. Pour la petite histoire, notre confrère de Sporza est même allé acheter une bière pour que Gilbert puisse uriner plus rapidement. "Le souci, c’est que maintenant je vais arriver plus tard à l’hôtel et que je vais moins récupérer que les autres", a-t-il expliqué avant de lancer : "Encore désolé pour vous, les journalistes, de l’attente !"

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