Froome: "Cette étape de dimanche va être monstrueuse"

Les sept ascensions au menu de ce dimanche en font l’une des journées reines de ce Tour.

Britain's Chris Froome, wearing the overall leader's yellow jersey, rides in the pack as it chases after a breakaway group of four riders during the seventh stage of the Tour de France cycling race over 213.5 kilometers (132.7 miles) with start in Troyes and finish in Nuits-Saint-Georges, France, Friday, July 7, 2017. (AP Photo/Christophe Ena)
Britain's Chris Froome, wearing the overall leader's yellow jersey, rides in the pack as it chases after a breakaway group of four riders during the seventh stage of the Tour de France cycling race over 213.5 kilometers (132.7 miles) with start in Troyes and finish in Nuits-Saint-Georges, France, Friday, July 7, 2017. (AP Photo/Christophe Ena) ©AP
Quentin Finné

Empruntés de concert par le Tour de France pour la première fois depuis 1992, les Vosges, le Jura et le Massif Central pourraient bien se révéler plus décisifs pour le classement général de cette Grande Boucle que les Pyrénées ou les Alpes. Soucieux de bouleverser les scénarios établis et de voir les favoris se découvrir avant les ascensions finales, les organisateurs ont souhaité dessiner un parcours propice à l’audace. Tracée intégralement dans le massif du Jura, la neuvième étape au programme de ce dimanche fait figure d’étape reine de ce Tour. Même si aucune des sept difficultés au menu de la journée ne peut se revendiquer de la mythologie cycliste, leur profil effraie une bonne partie du peloton.

"Cette étape va être monstrueuse", soufflait ainsi Chris Froome dans la station des Rousses où le Français Lilian Calmejane venait de s’imposer en solitaire. "Ce samedi, la journée a été très rapide et exigeante. Nous ne voulions pas laisser filer une échappée avec des coureurs trop dangereux au classement général et mes équipiers ont donc contrôlé pour ne pas que des gars comme Latour ou Frank, par exemple, prennent trop de champ. Cela a roulé vite (NdlR : 41,6km/h de moyenne), ce qui pèsera inévitablement dans les jambes de beaucoup dimanche. Avec les trois ascensions classées Hors Catégorie (NdlR : Col de la Biche 10,5km à 9 %; Grand Colombier 8,5km à 9,9 % et Mont du Chat 8,7km à 10,3 %), on s’attaquera à l’un des enchaînements les plus difficiles de ce Tour."

Présenté par beaucoup de coureurs du peloton comme l’ascension la plus difficile de France, le Mont du Chat fait figure de véritable épouvantail.

" Nous avons pu y prendre certains repères lors du Dauphiné, mais le contexte sera toutefois très différent cette fois" , poursuivait le maillot jaune. "Nous aurons avalé, cette fois, bien plus de dénivelé avant de nous attaquer à l’une des montées les plus exigeantes qu’il m’ait été donné de gravir. Le fait que l’arrivée ne soit pas tracée au sommet de cette dernière difficulté du jour avait fait dire à certains que la course pourrait se jouer dans la descente. Je ne partage pas cette analyse et pense vraiment que le Mont du Chat pourrait être le théâtre d’une grosse bataille entre les principaux prétendants à la victoire finale. Son profil est propice à la création de réels écarts. Dimanche soir, je suis persuadé que nous y verrons beaucoup plus clair au classement général. Cette journée sera très probablement l’une des clés de ce Tour."

En plus d’un profil diabolique, la pluie pourrait venir compliquer un peu plus la donne.

"J’ai effectivement noté que certains orages étaient annoncés en fin de journée. La descente du Mont du Chat est technique et rapide. Elle pourrait donc devenir périlleuse si la chaussée est humide."

Mais comme le Britannique semble s’être encore amélioré en descente, cette perspective ne paraît pas véritablement l’inquiéter…