Philippe Gilbert vaincu par un virus sur le Tour: "Il en avait les larmes aux yeux..."

Le vingtième grand tour de Philippe Gilbert ne se sera pas conclu comme le Wallon l’avait imaginé. Malade depuis dimanche soir, le dernier vainqueur de l’Amstel Gold Race et du Tour des Flandres a quitté la Grande Boucle mardi matin, vaincu par un virus gastrique.

Belgian Philippe Gilbert of Quick-Step Floors at the start of the 13th stage of the 104th edition of the Tour de France cycling race, 101km from Saint-Girons to Foix, France, Thursday 13 July 2017. This year's Tour de France takes place from July first to July 23rd. BELGA PHOTO POOL BERNARD PAPON
Belgian Philippe Gilbert of Quick-Step Floors at the start of the 13th stage of the 104th edition of the Tour de France cycling race, 101km from Saint-Girons to Foix, France, Thursday 13 July 2017. This year's Tour de France takes place from July first to July 23rd. BELGA PHOTO POOL BERNARD PAPON ©BELGA
Quentin Finné

Le Wallon a été contraint à l’abandon.

Le vingtième grand tour de Philippe Gilbert ne se sera pas conclu comme le Wallon l’avait imaginé. Malade depuis dimanche soir, le dernier vainqueur de l’Amstel Gold Race et du Tour des Flandres a quitté la Grande Boucle mardi matin, vaincu par un virus gastrique.

"Il lui aurait été tout simplement impossible de prendre le départ de cette 16e étape au Puy-en-Velay", éclairait Toon Cruyt, le médecin de l’équipe Quick Step Floors. "Les premiers symptômes se sont manifestés dimanche soir avec une poussée de température ainsi que de nombreux vomissements. La journée de repos ne lui a pas permis de se rétablir. Il a passé l’essentiel de son temps au lit, sans pouvoir s’alimenter et en buvant très peu. Il était dans un état de déshydratation assez avancé. Chez un individu lambda, on aurait posé un baxter de glucose afin de reconstituer les réserves énergétiques. Mais cette pratique est interdite depuis plusieurs années par le règlement mondial antidopage."

La nuit de lundi à mardi n’a, elle non plus, pas été simple pour l’ancien champion du monde. "Son estomac était gonflé au point que nous avons un temps envisagé de nous rendre à l’hôpital sur le coup de quatre heures du matin", poursuivait le Dr Cruyt. "Il a, alors, à nouveau vomi et son état s’est quelque peu amélioré. Vous comprenez toutefois bien qu’il n’est pas possible de prendre le départ d’une journée de course sur la plus grande épreuve du monde sans avoir pu vous alimenter depuis plus de trente-six heures..."

Animal à sang froid, Patrick Lefevere avouait s’être fait du mouron pour le Liégeois. "J’étais vraiment inquiet pour Phil", commentait ainsi le Flandrien. "C’est un vrai dur qui ne jette pas le gant facilement. Au moment de quitter l’hôtel de l’équipe mardi matin, il avait les larmes aux yeux. Sa déception était énorme. Au-delà de ses ambitions personnelles, Philippe assumait aussi un rôle de capitaine de route précieux sur ce Tour. Il va nous manquer sur ces derniers jours de course... Avant de se projeter sur son programme de fin de saison , nous allons avant toute chose lui laisser le temps de se rétablir sereinement (NdlR : il est prévu sur la Clasica San Sebastian le samedi 29 juillet et le Binck Bank Tour du 7 au 13 août)."

Le virus semble circuler depuis plusieurs jours au sein de la formation belge puisque, au-delà du cas de Philippe Gilbert, Marcel Kittel (durant la journée de samedi) et Zdenek Stybar (le compagnon de chambre du Wallon) ont été touchés par les mêmes symptômes, à des degrés divers. "La maladie n’affecte pas que les coureurs", soufflait Lefevere. "Un directeur sportif et un soigneur sont, eux aussi, sur le flanc. J’espère qu’il ne nous décimera pas davantage... (NdlR : Trentin avait terminé la 9e étape hors-délai)."

Rentré hier à son domicile monégasque, Philippe Gilbert a émis deux souhaits au moment de quitter ses partenaires : "Que Marcel Kittel ramène le maillot vert sur les Champs-Élysées, et que Dan Martin monte sur le podium final à Paris. Ce serait mérité."