Niki Terpstra n'a pas rempilé au Samyn: "Pourquoi a-t-on enlevé le plus dur secteur ?"

Le plaidoyer Niki Terpstra, 3e, auprès de Jean-Luc Vandenbroucke pour que le Samyn retrouve plus de pavés l’an prochain.

Niki Terpstra n'a pas rempilé au Samyn: "Pourquoi a-t-on enlevé le plus dur secteur ?"
©Belga
Eric De Falleur (avec Gilles Costenoble et J. Gil.)

Le plaidoyer Niki Terpstra, 3e, auprès de Jean-Luc Vandenbroucke pour que le Samyn retrouve plus de pavés l’an prochain.

Au pied du podium, où il allait être récompensé pour sa 3e place, Niki Terpstra est allé trouver Jean-Luc Vandenbroucke, l’organisateur du Samyn.

"Pourquoi le secteur le plus dur a-t-il été enlevé du parcours ?" regrettait avec le sourire le Néerlandais, double vainqueur de l’épreuve hennuyère.

"On n’est pas Paris-Roubaix, je ne veux pas faire du Samyn une course de spécialistes", s’est défendu VDB qui avait voulu alléger un peu le parcours de sa course.

"Oui, mais les pavés, c’est ce qui fait le charme de cette course", rétorqua Terpstra, pour lequel un tracé n’est sans doute jamais assez difficile. Le coureur de Direct Énergie devra donc se contenter de cet accessit, quarante-huit heures après avoir déjà fini 3e à Kuurne, dimanche.

"C’est ce qui fait la beauté du cyclisme, disait l’ancien lauréat du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix. La course, ce n’est pas uniquement appuyer le plus fort sur les pédales. Le bloc de Deceuninck-Quick Step était évidemment très fort, je ne m’attendais pas à autre chose. Florian (Sénéchal) était un des favoris et même le mien. Ce n’est pas une surprise qu’il s’impose."

Le Néerlandais est satisfait de ses performances.

"Je suis content de la manière de courir de mon équipe, disait-il. Dans le dernier tour, les Direct Énergie m’ont ramené. Je suis très content, deux places de podium, ça veut dire quelque chose. Même si ce sont de belles courses en général, je ne suis pas un coureur qui gagne très souvent."


Aimé De Gendt: "Un peu déçu"

La révélation belge de ce Samyn est sans conteste Aimé De Gendt. Le neuvième du dernier National, arrivé cet hiver chez Wanty, avait des sentiments partagés après sa deuxième place. "Je suis un peu déçu mais finalement je pense que ce n’est pas facile de battre Florian Sénéchal aujourd’hui." L’Alostois (aucun lien de parenté avec Thomas), qui a attaqué à deux tours de l’arrivée avec Pieter Serry, est parvenu à rester au contact des meilleurs dans le final pour monter sur le podium : "Quand j’attaque, j’espère qu’il y a plusieurs coureurs qui viennent avec moi. C’est dommage qu’on ne soit que deux avec Pieter Serry. Quand les autres coureurs rentrent, j’ai essayé de m’épargner un maximum et j’ai misé sur le sprint. […] Mais après deux tours à l’attaque, où ça a été dur, je peux quand même être content de ma deuxième place."


Tim Declercq, septième : "C'est notre force collective"

"Pour une fois, j’avais demandé à l’équipe de ne pas être le premier à devoir travailler au peloton. Et je suis content de ne pas avoir déçu, en étant bien présent dans le final. Nous avons à nouveau très bien couru collectivement. Individuellement, le plus fort était vraiment Niki Terpstra. Mais nous sommes un solide ensemble. Les autres ne sont pas moins forts que nous, mais nous sommes le collectif qui a le plus envie de gagner."