Un ancien responsable de la lutte contre le dopage se lâche sur Armstrong: "La conviction qu'il avait un moteur dans le vélo"

Pour Jean-Pierre Verdy, l'Américain a été couvert par les hautes instances du cyclisme.

Un ancien responsable de la lutte contre le dopage se lâche sur Armstrong: "La conviction qu'il avait un moteur dans le vélo"
©BELGA
G. Co.

Jean-Pierre Verdy a passé une partie de sa vie à poursuivre les tricheurs dans le monde du sport en tant qu'ancien responsable des contrôles de l'Agence française de lutte contre le dopage. Dans une interview accordée à France TV, pour faire la promotion de son livre "Dopage : ma guerre contre les tricheurs", il livre quelques secrets sur les plus grands dopés de l'histoire.

Et pour Verdy, le plus grand d'entre eux n'est autre que Lance Armstrong, lauréat déchu de sept Tour de France entre 1999 et 2005. "Armstrong, c'est la plus belle arnaque. Avec de la complicité à tous les niveaux", explique-t-il, "Il a bénéficié d'un traitement de faveur. Beaucoup m’ont dit qu’il ne fallait pas s’attaquer à des légendes, que j’allais me retrouver tout seul."

Mais pour l'ancien membre de l'AFLD, les méthodes d'Armstrong dépassaient le "simple" dopage chimique : "J'ai la conviction qu'il avait un moteur dans le vélo. Après une étape de montage où tout le monde est à la ramasse derrière lui, j’appelle tous les spécialistes que je connais, et ils ne comprennent pas comment sa performance est possible, même avec de l’EPO. Il y avait quelque chose d’anormal, et tous les spécialistes me tenaient le même discours. Pourtant c’était des gens du milieu, qui connaissaient bien la course. Ce n’est pas l’EPO qui faisait la différence."

Même s'il n'est plus officiellement dans le milieu, Jean-Pierre Verdy garde un œil sur le sport et ne peut s'empêcher d'avoir des doutes sur certaines performances actuelles, notamment sur Tadej Pogacar lors du dernier Tour de France : "Ce n'est pas lui-même mais plutôt son environnement qui m'embête et surtout son manager Mauro Gianetti. Il était entraîneur de Ricco et Piepoli, les deux que j'ai pris sur le Tour 2008. Et il y a eu un truc étrange qui s’est passé l’année dernière, avec dans l’environnement, quelqu’un qui est étrange. Ça fait beaucoup d’étrange. Après, je n’ai pas les profils sanguins de ces gens là, je ne peux rien affirmer".

Dans son livre, Verdy n'épargne pas non plus les frères Schleck, qu'il soupçonne également de s'être dopés sur le Tour 2008, par l'intermdiaire de leur père, Johnny Schleck...