Mathieu van der Poel a sauvé son maillot jaune : "J'étais vraiment dans une énorme journée"

Mathieu Van der Poel s’est surpris, mais il a conservé le maillot jaune.

Mathieu van der Poel a sauvé son maillot jaune : "J'étais vraiment dans une énorme journée"
©BELGA

La principale surprise, c’est la performance de Mathieu Van der Poel qui s’est classé 5e à Laval où le Néerlandais a conservé son maillot jaune.

"Je ne m’y attendais vraiment pas", avouait-il. "Je le conserve pour huit secondes, c’est incroyable. Hier, je pensais vraiment le perdre, mais lors de la reconnaissance ce matin, j’ai vu que le parcours me convenait bien, que ce serait une question de jambes plus que d’aérodynamisme et j’étais vraiment dans une énorme journée, une des meilleures de ma carrière."

Chez Alpecin-Fenix, on a motivé le porteur du maillot jaune et on l’a persuadé qu’il pouvait réussir l’exploit.

"On a travaillé tard hier soir, jusqu’à minuit, pour améliorer l’aérodynamisme de ma position", expliquait Mathieu Van der Poel. "Ce n’était que la deuxième fois que je roulais sur ce vélo cette année, après le chrono du Tour de Suisse (NdlR : 24e à 38 secondes de Küng sur 11 km). Kristof De Kegel (l’entraîneur de l’équipe) et surtout Christoph Roodhooft (le manager sportif) ont bossé tard pour apporter des changements. Ils pensaient que je pouvais garder le maillot. On a modifié le guidon, le casque, les roues…"

Et le pari est réussi. Il faut dire que l’effort en solitaire s’apparente à celui que MVDP produit quasiment tous les week-ends hivernaux dans les cyclo-cross où il n’est pas rare de le voir démarrer d’emblée avant de maintenir son effort pendant une heure.

"C’est quelque chose que j’aime bien", reconnaît Van der Poel qui peut compter sur le soutien exceptionnel du public français qui découvre le petit-fils de Raymond Poulidor. "Ce maillot m’a donné des ailes et je suis très fier de ma performance. Mais je suis étonné par les encouragements, c’était énorme. Le public m’a poussé."

Des spectateurs qui devraient voir Van der Poel conserver son bien quelques jours encore.

"Je suis vraiment heureux de le garder au moins une étape. Mais dans les montagnes, je ne le conserverai pas. Dans deux, trois jours, ce sera un grimpeur et sans doute Pogacar qui va le prendre. Je l’aime bien, il est sympa, on s’échange des messages sur Instagram. Il mérite sa victoire aujourd’hui."

En amont du chrono, Van der Poel avouait n’avoir travaillé par le passé qu’une seule fois sa position pour le chrono.

"C’était un après-midi sur la piste de Gand, avant le Tour de Grande-Bretagne 2019. Ce n’est pas une priorité, mais c’est une discipline qui me plaît et puis, si vous gagnez 20 watts avec une meilleure position, ça peut aider dans le futur pour des courses à étapes d’une semaine comme le BinkBank Tour…"