Des jours décisifs au Tour de France ? Les trois prochaines étapes peuvent tout changer

Le Tour peut se jouer lors des trois prochaines journées dans les Alpes.

CYCLISME TOUR DE FRANCE 1986 1986 BRIANCON/ALPE D'HUEZ
©PRESSE SPORTS

Après la journée de repos, le Tour de France va vivre trois autres étapes alpines consécutives dont la difficulté ira crescendo.

Mardi

Une mise en jambes

Les lendemains de journée de repos sont parfois indigestes, mais les organisateurs ont été cléments cette fois. Les favoris devraient surtout s’épargner avant les deux affrontements à venir. Néanmoins, on doit s’attendre à ce que, comme dimanche à Châtel, les prétendants au classement général se livrent dans les derniers kilomètres de la montée finale à une petite bataille pour une poignée de secondes.

Cette étape très courte (à peine 148 km) va offrir une superbe occasion à ceux que le raid victorieux de Bob Jungels aura inspirés. Dans le cas contraire (et à moins qu’il ne se soit lui-même glissé dans l’échappée), Wout van Aert pourrait même profiter du sprint intermédiaire au pied de la dernière très longue montée. Car, comme à Châtel, le final n’est pas catalogué comme arrivée au sommet malgré une ultime montée roulante de plus de 21 kilomètres à 4 % avec un dernier kilomètre à 7 %.

Mercredi

Retour au col du Granon

C’est quasi aussi court que la veille, mais nettement plus dur. Tadej Pogacar et ses adversaires seront confrontés aux deux premières (des sept) montées classées Hors catégorie cette année. Le Galibier, toit du Tour 2022 (2 642 m), gravi par son versant le plus pentu depuis Valloire (il est précédé du col du Télégraphe) va servir de rampe de lancement avant la montée finale au col du Granon (2 413 m).

Si la bagarre démarre dès le Galibier (17,7 km à 6,9 %, 10,5 % max), les écarts seront terribles. L’Espagnol Eduardo Chozas s’était imposé lors de la seule visite du Tour au Granon, en 1986, après une montée de onze kilomètres à 9,2 %, avec de la caillasse, du vent et peu de végétation. À cette altitude, les organismes sont soumis à très rude épreuve et la chaleur ne facilitera pas la tâche des coureurs.

Jeudi

Le feu d’artifice à l’Alpe d’Huez

Encore une étape relativement courte (165 km), au départ de Briançon. En 1986, sur un parcours identique, elle a produit une des images les plus célèbres de l’histoire du Tour. Bernard Hinault et son équipier Greg LeMond avaient franchi la ligne d’arrivée en se tenant par la main, le Breton gagnant l’étape, l’Américain le Tour.

Sur le papier, le tracé de l’étape du 14 juillet est le plus difficile (4 750 mètres de dénivelé) avec trois cols Hors catégorie. D’abord, le Galibier (23 km à 5,1 %, 12,1 % max), escaladé dans le sens contraire de la veille, via l’interminable Lautaret. Puis le col de la Croix de Fer (29 km à 5,2 %).

Enfin, la montée mythique de l’Alpe d’Huez et ses 21 virages (13,8 km à 8,1 %, 14 % max) à laquelle le Tour a été infidèle depuis quatre ans (succès de Geraint Thomas), notamment en raison des débordements répétés de certains spectateurs.