Renaissance australienne, tentatives slovènes et imperturbable leader: tout ce qu’il faut retenir de la 14e étape du Tour de France

Michael Matthews a remporté une étape où Tadej Pogacar n’a jamais réussi à semer Jonas Vingegaard.

David Lehaire

Amplement mérité pour Matthews

On se doutait bien que ce trajet entre Saint-Etienne et Mende autoriserait une échappée fleuve. Ce fut le cas. Dans un premier temps, ils s’en allèrent à 21 mais Michael Matthews estima que c’était beaucoup trop. Alors, à 50 bornes de l’arrivée, il est sorti du groupe. Rejoint par trois coureurs (Kron, Grosschartner et Sanchez), l’Australien n’hésita pas à en remettre une couche pour se retrouver seul devant avant le retour de l’Italien Alberto Bettiol. Dans la côte de la Croix Neuve (3 km à 10,2%), l’ancien vainqueur du Tour des Flandres plaça une attaque et décramponna quelque peu Matthews. Mais ce dernier, sans paniquer, monta à son rythme jusqu’à revenir sur son rival avant le sommet. Quelques hectomètres plus loin, le coureur de la BikeExchange s’en alla à son tour. Bettiol largué et à bout de force, Matthews put savourer cette victoire amplement méritée et attendue depuis tellement longtemps, cinq ans exactement après sa précédente. Deuxième à Longwy et à Lausanne, Matthews est enfin récompensé de son obstination dans ce Tour 2022.

Le fameux bond en avant de Meintjes

Présent dans l’échappée de la première heure, Louis Meintjes fait la toute bonne affaire du jour au classement général. Le Sud-Africain d’Intermarché Wanty-Gobert a repris plus de 11 minutes à Jonas Vingegaard. À un moment, il était même virtuellement deuxième du classement général. Treizième au départ à Saint-Etienne, il grimpe à la 7e place, à 4:24 du Danois.

Pogacar a essayé… en vain

Tadej Pogacar avait dit que, dès qu'il en aurait l'occasion, il attaquerait Jonas Vingegaard. Il a tenu parole. Il ne lui a fallu que dix kilomètres pour passer à l'offensive deux fois de suite et donne le ton d'une étape loin d'être tranquille. Il remit ça à trois reprises dans l'ascension finale vers Mende. Mais à aucun moment, il ne parvint à décramponner le leader nordique qui conserve 2:22 d'avance sur son dauphin slovène. Ce dernier essaiera encore, il l'assure.