Philipsen tient sa revanche sur les Champs-Elysées: “Un rêve de gosse qui se réalise”

Le sprinter limbourgeois a bouclé son Tour par une deuxième victoire d’étape.

David Lehaire

Gagner sur les Champs-Élysées est sans doute le plus grand plaisir du sprinter. Il y a douze mois, Jasper Philipsen avait été à deux doigts de connaître cette joie, mais Wout van Aert était passé par là. Cette fois, le Limbourgeois, remonté comme une pendule depuis qu’il avait ouvert son palmarès sur le Tour voilà huit jours à Carcassonne, ne voulait plus laisser passer sa chance. Ce, d’autant moins que le maillot vert avait décidé de passer son tour.

Alors il a demandé à ses équipiers de rouler, de freiner les ardeurs du duo Thomas-Ganna et de ce diable de Tadej Pogacar, qui essayèrent de se faire la malle à six bornes de l’arrivée. Au moment de l’emballage final, il fit tout le travail tout seul. Comme un grand, il ne fit qu’une bouchée de Dylan Groenewegen, pourtant pas un novice en la matière. Et s’en alla cueillir son deuxième succès dans cette Grande Boucle.

"Je ne peux le croire, dit-il, euphorique. C'est un rêve de gosse qui se réalise. Je suis très fier de moi. Le sprint s'est déroulé à la perfection. J'ai pu rester très longtemps dans la roue de Groenewegen, qui a vite dû se débrouiller tout seul. J'ai pu déboîter au bon moment." Dit de la sorte, ça semble presque facile. À 24 ans, le bolide d'Alpecin-Deceuninck est entré ce mois-ci dans une autre catégorie : celle des doubles vainqueurs d'étapes au Tour.

Choisi par ses dirigeants pour être le sprinter de l’équipe à la place de Tim Merlier, Philipsen a parfaitement résisté à la pression et confirmé qu’il fait bien partie des tout meilleurs sprinters du monde.