Tour de France Femmes : les nombreuses chutes sont dues à "une différence de niveau trop grande"

Le début du Tour de France féminin a été marqué par beaucoup de chutes et Jolien D'hoore, directrice sportive de AG Insurance-NXTG Team a des débuts d'explication à ce sujet.

"Le cyclisme féminin progresse vite, peut-être un peu trop vite", a expliqué D'hoore, qui a pris sa retraite sportive à la fin de la saison passée. "La différence entre les équipes du top et les autres équipes est un peu trop grande, dans tous les domaines. Un autre problème, ce sont les indications qui ne sont pas claires. Beaucoup de rétrécissements de route sont uniquement indiqués avec un peu de peinture fluo rouge. En Belgique, avec Boplan, la signalisation est 10 fois meilleure qu'ici. Et en même temps, il ne faut pas en faire une trop grosse affaire. Chez les hommes aussi on a vu beaucoup de chutes durant la première semaine, ça fait partie de ce sport."

D'hoore n'a jamais couru le Tour de France car à son époque, il n'existait pas encore de version féminine. "Je ne regrette pas d'avoir arrêté", dit-elle. "C'était le bon moment. Je dois admettre que, surtout avec ces chutes, je suis contente d'être dans la voiture. La course ne me manque pas du tout. Je suis contente de ce que je fais maintenant et j'en retire beaucoup de satisfaction. J'ai beaucoup à apprendre à ces filles, elles sont très à l'écoute. C'est vraiment agréable de travailler dans ce genre de conditions."