Remco Evenepoel après sa petite défaillance lors de la 14e étape de la Vuelta: "Il n’y a aucune raison de paniquer"

Le leader de la Vuelta a montré des signes de faiblesse mais conserve la tête du classement général et sa sérénité.

Depuis qu’il a endossé le maillot rouge de leader de cette Vuelta le jeudi 25 août au sommet du Pico Jano, Remco Evenepoel prône le calme. Il répète à l’envi qu’il convient de garder les pieds sur terre. Même après avoir placé Primoz Roglic à 2:41 et Enric Mas à 3:03 à la faveur d’un contre-la-montre de feu le mardi 30 août à Alicante, il a réitéré cette nécessité de ne pas s’emballer. Même s’il dominait ce Tour d’Espagne de la tête et des épaules, il savait qu’il n’était pas à l’abri d’un moins bon jour.

Celui-ci est arrivé ce samedi 3 septembre sur les pentes les plus raides de la Sierra de la Pandera. Cette longue ascension (8,5 km à 7,6%), classée en première catégorie, comportait des pourcentages à 15%. C’est sur l’un deux, à mi-chemin de la montée, que Primoz Roglic, qui se bonifie au fil des jours, plaça une attaque tranchante. Evenepoel ne réagit pas. Toujours assis sur sa selle, il resta d’abord à quelques secondes du Slovène, avant de lâcher prise. Se rendant compte de sa défaillance, Enric Mas passa, lui aussi, à l’offensive. Résultat des courses : le maillot rouge concéda vite près d’une minute au duo accompagné de Miguel Angel Lopez.

Comme souvent dans pareille situation, il s’accrocha et, au train, finit par trouver son second souffle, histoire de reprendre un peu de temps dans les trois derniers kilomètres. Au final, le leader de Quick-Step Alpha Vinyl a concédé 52 secondes - dont 4 de bonification - à Roglic et 20 à Mas, qui craqua en fin d’étape. S’il reste en tête de cette Vuelta, Evenepoel compte désormais 1:49 d’avance sur le Slovène et 2:43 sur l’Espagnol.

"Cela n’a pas été mon meilleur jour", réagit Remco Evenepoel. "Je n’avais pas les meilleures jambes. Cela explique pourquoi je n’ai pas pu réagir quand Roglic a attaqué. Mais je compte toujours 1:50 d’avance sur lui. Il n’y a donc aucune raison de paniquer. J’avais encore quelques raideurs musculaires. C’est normal car je suis tombé il y a deux jours à peine. Logiquement, cela devrait aller mieux ce dimanche. Mais bon, je ne me sers pas de cela comme une excuse. J’espère simplement que c’était mon plus mauvais jour de cette Vuelta. Maintenant, il est temps pour moi de récupérer et de survivre demain."

La longueur du col menant à la Sierra Nevada (19,5 km à 7,9%) et la chaleur seront ses deux principaux ennemis.