Roglic accuse Fred Wright de l'avoir fait tomber, causant son abandon à la Vuelta: "Les circonstances de cette chute sont inacceptables"

Le Slovène a mis les points sur le i, quelques jours après sa chute et son abandon à la Vuelta.

AFP/Belga

Primoz Roglic, contraint à l'abandon mardi dans le Tour d'Espagne après une lourde chute dans le sprint de la 16e étape, a accusé vendredi Fred Wright, de l'avoir fait tomber de manière "inacceptable". "Les circonstances de cette chute sont inacceptables. Elle n'a pas été provoquée par le mauvais état de la route ou une sécurité défaillante mais à cause du comportement d'un coureur. Je n'ai pas d'yeux dans le dos, sinon j'aurais laissé la place. Wright est venu de derrière et m'a arraché le guidon des mains sans que je puisse réagir", a dénoncé le Slovène sur le site de son équipe Jumbo-Visma.

Roglic a violemment chuté mardi à moins de 100 mètres de l'arrivée, alors qu'il tentait de reprendre du temps au leader, Remco Evenepoel (Quick-Step Alpha Vinyl). En sang, la peau arrachée à plusieurs endroits, il est resté un long moment assis, hagard. Même s'il ne souffre d'aucune fracture, il n'a pas pris le départ de l'étape suivante le lendemain.

Les images ne montrent pas clairement ce qui s'est passé pendant le sprint. Quatrième de l'étape, Fred Wright (Bahrain), qui était au coude-à-coude avec Roglic au moment de la chute, a assuré après la course qu'il n'avait pas compris ce qu'il s'était passé et qu'il n'y avait en tous cas "rien de délibéré" de sa part.

"Ce n'était pas okay", a estimé Roglic vendredi. "Ces choses ne devraient pas arriver. Les gens passent à autre chose comme si de rien n'était. Mais pas moi. Je ne veux pas que ça continue ainsi dans notre sport et je veux que ce soit clair", a ajouté le champion olympique du contre-la-montre qui se sent "légèrement mieux" mais ne sait pas encore s'il pourra recourir en course cette année.

"J'arrive à marcher un peu, je m'en contente pour l'instant", a-t-il dit.