La France avait pourtant mis au point un plan anti-Evenepoel: Bardet avoue son échec avec humour

Thomas Voeckler, sélectionneur de la France, avait semble-t-il demandé à Romain Bardet de marquer le vainqueur de la Vuelta à la culotte. Ce qu'il a fait... jusqu'à l'attaque décisive du Belge.

N. Ch.

Ceux qui se sont levé avant 7h30, heure belge, ont eu le temps de s'inquiéter pour Remco Evenepoel. N'en faisait-il pas trop, en tentant d'attaquer à trois ou quatre reprises avant même les deux derniers tours de course ?

Nos confrères de L'Equipe révèlent plusieurs heures après la fin de la course que la tactique française semblait claire: donner à Romain Bardet le rôle de chien de garde. En football, et Remco en sait quelque chose au vu de son passé de milieu défensif, on appelle ça un marquage à la culotte. Le grimpeur français a systématiquement suivi le Brabançon dans chacune de ses offensives, ce qui a nécessité une surveillance rapprochée pendant toute la journée.

"Mon objectif était qu'il ne prenne pas trop de champ pour qu'on puisse rentrer derrière", a expliqué le Français au micro d'Eurosport après la course, justifiant le fait qu'il sautait dans sa roue sans jamais le relayer.

Nos confrères de L'Equipe ont même décortiqué une image de l'ascension de Mont Pleasant, à deux tours et demi de l'arrivée, où l'on voit Evenepoel et Bardet se surveiller. Le futur champion du monde avait probablement compris la tactique française et a donc décidé de surprendre le coureur de la DSM un peu plus tard.

La France avait pourtant mis au point un plan anti-Evenepoel: Bardet avoue son échec avec humour
©Eurosport / L'Equipe

"J'ai essayé de marquer Remco le plus longtemps possible. J'y suis allé trois, quatre fois. Mais il m'a surpris sur le plat. Il a pris 10 mètres, je n'ai jamais pu les boucher."Ce moment dont parle Romain Bardet, c'était à 35 kilomètres de l'arrivée, juste avant les deux derniers tours de circuit. Evenepoel surprenait tous ses compagnons d'échappée à l'exception de Lutsenko en attaquant sur le plat. Le Kazakh allait s'accrocher jusque dans l'ascension suivante, avant de rendre les armes.

Romain Bardet, qui avait déjà reconnu la supériorité de Remco Evenepoel ("De toute façon, il était bien plus fort") a réagi à l'analyse de nos confrères de L'Equipe avec humour: "J'ai pris un petit pont."

Pourtant, la technique n'était pas le point fort de Remco balle au pied. Mais ce temps-là semble bien loin.