Cette Vuelta 2023 a tout d’une kermesse

Chaque jour connaît son lot de raté dans le chef de l’organisation, indigne d’un grand tour. Et demain, qu’est-ce que ce sera ?

David Lehaire, envoyé spécial en Espagne

Celui qui vit la Vuelta de l’intérieur peut légitimement se poser la question. Parce que depuis le départ de Barcelone, chaque jour a amené son couac pour Javier Guillen, directeur de la course, qui a beaucoup de progrès à faire en termes d’organisation et de sécurité. Samedi, on demande aux coureurs de faire un contre-la-montre par équipes… à la lampe frontale. Dimanche, on s’emmêle les pinceaux quand il faut s’adapter aux conditions climatiques et on ne finit par obtempérer que parce que les cyclistes menacent d’annuler la course. En quittant Barcelone où certaines voitures de suiveurs ont été fracturées en journée dans des parkings censés être surveillés, on espérait pouvoir enfin ne parler que de sport. Las ! une fois la ligne d’arrivée franchie (à toute vitesse), les coureurs se sont retrouvés nez à nez avec une nuée de gens, accrédités certes, mais beaucoup trop près pour assurer la sécurité des coureurs. Ce désordre a eu pour conséquence que Remco Evenepoel a percuté de plein fouet la responsable de presse de la police catalane, qui, espérons-le n’a rien, et à qui le vainqueur de l’étape a adressé un message de sympathie. Résultat : le Belge s’est ouvert l’arcade droite. “Ça commence à me casser les c…”, réagit-il à chaud.

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