Marie-Claire Moreels, originaire de Wielsbeke, "a été placée en coma artificiel. Son état est stable mais toujours inquiétant", a indiqué hier le porte-parole du parquet de Courtrai. Une enquête est ouverte, entre autres pour déterminer "si le lieu de l’accident était suffisamment sécurisé. Sur la base des différents témoignages, nous adopterons un point de vue en toute sérénité. Comme il s’agit du renversement d’un usager faible de la route, des poursuites pourraient éventuellement suivre".

Dimanche, vers 13h, la victime se trouvait sur un îlot central, en sortie de Wielsbeke, quand elle a été percutée de plein fouet par le coureur cycliste belge Johan Vansummeren. Ce dernier s’en est sorti avec des contusions et des éraflures. Il s’est déclaré "sous le choc" après avoir appris l’état de la victime.

Message sur le mur by Thijs Beddeleem.


"Mon épouse avait déjà subi une intervention chirurgicale au crâne", a témoigné, inquiet, son mari, Philippe, à la chaîne VTM.

La question de la responsabilité s’annonce complexe. Aucun point de règlement propre à une course cycliste ne détermine précisément les zones sur lesquelles les spectateurs sont autorisés à se trouver. Le code de la route prédomine alors.

Sur ce que l’on appelle l’échelon course, ouvert par une voiture portant un drapeau rouge, et fermé par un véhicule équipé d’un drapeau vert, la voirie est réservée à la compétition cycliste. Différents spécialistes interrogés sur la question présentent des interprétations différentes de cet élément.

Pour l’un, même involontairement, Johan Vansummeren n’avait rien à faire sur l’îlot central où il a percuté la spectatrice. Il serait alors en tort. Pour l’autre, le vainqueur de Paris-Roubaix 2011 aurait emprunté ce chemin comme échappatoire. Le fait de n’avoir pas choisi sa trajectoire le dédouanerait de toute responsabilité.

Il n’y avait aucun signaleur présent sur l’îlot central, dimanche. En revanche, il y en avait 1.300 au total sur le parcours, selon l’organisation.

Le mari de la victime a confié ce mardi à nos confrères du Nieuwsblad ne pas en vouloir à Vansummeren. "Ce n'est pas de sa faute, c'est un accident", a-t-il déclaré.