L'Italien Alessandro Petacchi (Fassa Bortolo) a remporté au sprint lundi la troisième étape du Tour d'Espagne cycliste, devenant ainsi le premier coureur depuis 1958 à remporter au moins une étape dans chaque grand tour la même année.

Au terme d'une étape de 154,3 km entre Cangas de Onis et Santander (nord), Petacchi s'est imposé dans un sprint massif devant l'Allemand Erik Zabel et le Belge Tom Boonen, tandis que l'Espagnol Joaquin Rodriguez (ONCE) conserve la tête du classement général. «Je suis très content parce que voulais gagner dans les trois grands tours et offrir cette victoire à l'équipe. Je n'ai plus rien à prouver. Si je gagne ce n'est pas parce que le niveau des autres a baissé », a commenté l'Italien.

Avec six étapes dans le Giro, quatre dans le Tour de France et désormais une dans la Vuelta pour la première arrivée massive, Petacchi dépasse son compatriote Pierino Baffi (1 étape du Giro, 3 dans le Tour et dans dans la Vuelta en 1958) et l'Espagnol Miguel Poblet (4 étapes dans le Giro, 1 dans le Tour et 3 dans la Vuelta en 1956). «L'arrivée était très dangereuse avec la pluie (battante). J'ai eu très peur. J'ai failli tomber dans un virage. J'ai +guidonné+ un peu mais heureusement tout s'est bien passé », a commenté Petacchi.

Rodriguez désolé Plusieurs chutes massives se sont produites à l'avant du peloton lors des derniers hectomètres de course. L'une d'elle a jeté à terre l'Espagnol Oscar Sevilla, un des candidats à la victoire finale. Classé dans le même temps que le vainqueur, le coureur de la Kelme, victime de «gros hématomes et coupures » aux jambes et aux bras, «continue en course », selon le service médical de la Vuelta.

Pour l'anecdote, le leader de la course reste Joaquin Rodriguez qui n'a pas esquissé le moindre sourire sur le podium après avoir été rayonnant la veille... La raison? Le coureur devait normalement s'arranger pour qu'Isidro Nozal, son coéquipier de la ONCE, vainqueur du contre-la-montre par équipes, lui ravisse le maillot de leader comme l'avait fait la veille Igor Gonzalez de Galdeano pour lui.

«Je ne sais pas comment c'est arrivé. Avec les chutes et la tension tout a été compliqué. Je suis vraiment désolé pour Isidro », a commenté le coureur, qui devrait sans doute se laisser décrocher mercredi lors de la 4e étape entre Santander et Burgos qui devrait elle aussi être réservée aux sprinteurs. Si le parcours de 151 km comporte un col de première catégorie, celui-ci se trouve à 96 km de l'arrivée. (BELGA)