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Cyclisme

Armstrong pour la quatrième fois

AFP

Publié le - Mis à jour le

Invaincu depuis 1999, l’Américain Lance Armstrong (US Postal) a remporté pour la quatrième fois le Tour de France cycliste qui s’est terminé dimanche à Paris par la victoire de l’Australien Robbie McEwen (Lotto) dans la vingtième étape.

Armstrong, qui n’est plus qu’à une victoire du record, a devancé au classement final l’Espagnol Joseba Beloki et le Lituanien Raimondas Rumsas.

Le champion américain, qui fêtera en septembre son 31e anniversaire, a dominé la course, la plus courte de l’histoire moderne (3277,5 km), et a enlevé quatre étapes.

Son avance sur Beloki, présent pour la troisième fois sur le podium, a dépassé les sept minutes (7 min 17 sec), sensiblement l’écart qui l’a séparé ces dernières années de ses suivants.

S’il gagne encore un Tour de France, Armstrong rejoindra au palmarès les quatre coureurs qui détiennent le record des victoires, les Français Jacques Anquetil et Bernard Hinault, le Belge Eddy Merckx, l’Espagnol Miguel Indurain.

Pour l’heure, le Texan a signé la septième victoire américaine. Il a dépassé au palmarès son compatriote Greg LeMond, vainqueur à trois reprises entre 1986 et 1990.

Accroché dans le premier grand contre-la-montre de Lorient (52 km), où il a terminé à 11 secondes du Colombien Santiago Botero, Armstrong a pris le dessus en montagne. Il a endossé le maillot jaune dans la première arrivée au sommet dans les Pyrénées, à La Mongie, après l’avoir porté une journée à la suite de sa victoire dans le prologue.

Jalabert ovationné

Aidé par une forte équipe, notamment les grimpeurs espagnols «Chechu » Rubiera et Roberto Heras, il a assommé ses adversaires dans l’étape pyrénéenne du Plateau de Beille puis au sommet du Mont Ventoux, bien que la victoire soit revenue ce jour-là à Richard Virenque au bout d’une longue échappée.

Armstrong s’est satisfait de contrôler ses adversaires dans les Alpes, ce qui a ménagé des ouvertures à Botero, vainqueur une seconde fois, au Néerlandais Michael Boogerd et à l’Italien Dario Frigo.

L’Américain a toutefois mis un point d’honneur à enlever dans le Beaujolais, à la veille de l’arrivée à Paris, le dernier contre-la-montre, malgré la résistance du Lituanien Raimondas Rumsas qui, à 30 ans, est monté sur le podium (3e) dès sa première participation au Tour de France.

Plus ouvert que ces dernières années, Armstrong a cherché à séduire davantage les médias et surtout les spectateurs. Mais celui qui a survécu à un cancer a eu l’occasion de se plaindre du comportement d’une partie du public qui l’a traité de ’dopé’ dans plusieurs étapes, principalement dans la montée du Ventoux quand la foule a cru l’Américain en mesure de rejoindre une nouvelle fois les échappés.

Le classement de la montagne est revenu pour la seconde fois à Laurent Jalabert, qui a annoncé pendant l’épreuve sa retraite pour octobre. Le Français, ovationné sur les routes de son pays, a également été désigné coureur le plus combatif après ses attaques à répétition dans les Pyrénées.

McEwen l’homme vert

Pour le maillot vert du classement par points, McEwen a mis fin à la série-record de six victoires de l’Allemand Erik Zabel qu’il a devancé finalement de 19 points.

Dans la dernière étape (144 km), le champion d’Australie s’est imposé au sprint à son compatriote Baden Cooke et au Français Damien Nazon.

Au bilan, les coureurs des équipes espagnoles ont trusté les places d’honneur. A elle seule, la formation ONCE, victorieuse du contre-la-montre par équipes, a placé trois de ses hommes aux six premières places (Botero 2e, I. Gonzalez de Galdeano 5e, Azezedo 6e). «Mais Armstrong est le plus fort », a admis son directeur sportif Manolo Saiz.

Quatre ans après le choc provoqué par l’affaire Festina, ce Tour a échappé au scandale. La course, qui est devenue la plus surveillée du monde à travers de multiples contrôles, a seulement été troublée dans sa partie initiale par une polémique concernant Igor Gonzalez de Galdeano, alors porteur du maillot jaune.

La position du coureur espagnol, qui a employé un produit (salbutamol) utilisé pour soigner l’asthme, a été jugée conforme au règlement par l’Union cycliste internationale (UCI). L’Agence mondiale antidopage (AMA) s’est montrée beaucoup plus circonspecte.

La retraite de Jalabert aidant, les 153 rescapés de cette édition (le record depuis 1991) ont reçu un accueil très chaleureux de la part du public toujours aussi nombreux. A un an de son centenaire, le Tour reste plus que jamais l’évènement majeur du sport cycliste. (AFP)

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