Sauf catastrophe de dernière minute, l'hymne national belge devrait retentir, ce dimanche après-midi, du côté de Pontchateau. Comme à Monopoli, il y a un an, les premières places à l'arrivée de ces Championnats du Monde devraient être teintées de noir-jaune-rouge. Mais reste à savoir qui, parmi la délégation emmenée par Rudy De Bie, parviendra à tirer son épingle du jeu. Le plus attendu d'entre eux sera Bart Wellens. Même si celui-ci tient à préciser... «Je suis extrêmement motivé à l'idée de reconduire mon titre. Mais je vais aborder ce rendez-vous comme un autre. Je ne l'ai pas préparé différemment. Si j'ai une tactique? Foncer pendant une heure au maximum!»

Champion du monde en titre et lauréat de la Coupe du Monde 2003, il s'est déjà adjugé le maillot de champion de Belgique cette saison tandis qu'il trône toujours en tête du classement général du Superprestige. Avec déjà vingt succès cette saison à son actif, Bart Wellens survole actuellement une discipline que la Belgique domine. Wellens aura le luxe de pouvoir compter sur un équipier en la personne d'Erwin Vervecken, non pas dans la peau du compatriote mais bien dans celle d'un membre de la formation Spaar Select. Parmi les candidats à la victoire, on serait tenté de citer Mario De Clercq comme rival n°1 pour Wellens, juste devant Sven Nijs.

Privé de sélection en Coupe du Monde jusqu'ici - suite à l'annonce de sa retraite en début de saison mais aussi en raison du boycott instauré par les autres sélectionnés qui seront ses équipiers -, SuperMario reçoit une occasion unique de briller une fois de plus au plus haut niveau. Nul ne peut contredire le fait qu'il arrivera en France avec une relative fraîcheur, tant physique que mentale, et avec un esprit de revanche certain. Sven Nijs a semblé accuser le coup ces dernières semaines. Mais cela ne signifie pas qu'il ne réservera pas quelque chose, ce dimanche.

Les autres pour l'honneur

Viennent, ensuite, les trois autres sélectionnés belges que sont Ben Berden, Sven Vanthourenhout et Erwin Vervecken. Qui sont tous, au minimum, capables de devancer la concurrence internationale. Au mieux, dans un bon jour, chacun d'entre eux peut aussi se mettre à rêver d'un dénouement en apothéose qui constituerait une surprise. Pour le reste de la meute, ceux qui peuvent espérer conserver le plus longtemps les maillots belges dans leur ligne de mire sont le Néerlandais Richard Groenendaal, les Français John Gadret et Francis Mourey, voire l'un ou l'autre tchèque... Mais ils le savent, ce sera pour les places d'honneur!

© Les Sports 2004