L'Union cycliste internationale (UCI) avait proposé vendredi qu'une telle exclusion n'intervienne que si deux des huit coureurs étaient positifs.

Mais le directeur du Tour n'a pas voulu prendre cet adoucissement des mesures coronavirus en compte. "On en reste à deux cas sur 30 personnes d'une même équipe sur une période de sept jours", a déclaré Christian Prudhomme, ajoutant que la décision "avait été prise par la cellule interministérielle de crise".

Cette décision renforce les doutes sur cette édition 2020 de la plus grande course cycliste du monde, déjà reportée de deux mois en raison de la crise sanitaire.

Cela pouvait avoir des conséquences directes pour le Tour de France de l'équipe Lotto-Soudal. Si la règle était en effet appliquée à la lettre, l'équipe belge dont deux membres de son encadrement ont reçu un résultat "non-négatif" à leur test, devrait être renvoyée chez elle avant même le départ du Tour. Les deux membres du staff ainsi que leur compagnon de chambre ont été renvoyés chez eux. Finalement, plus tard samedi, on apprenait que l'équipe belge pouvait prendre le départ.

Le Tour débute aujourd'hui à Nice sous haute surveillance, sans public au départ, avec interdiction de stationner dans les cols pour les spectateurs qui devront tous porter un masque.

Les médias doivent se tenir à distance et plus encore, le public qui sera privé cette année de selfies et d'autographes de coureurs.

Les 176 coureurs des 22 équipes devront porter le masque dans les zones de départ et d'arrivée.

Cette annonce intervient au moment où l'épidémie a repris une progression "exponentielle" en France, selon l'expression de la Direction générale de la Santé qui a annoncé vendredi plus de 7.000 nouveaux cas d'infection en 24 heures.

Le port du masque est désormais obligatoire dans plusieurs grandes villes françaises, dont Paris, sous peine d'une amende de 135 euros.