A l’aube du départ du Tour, l’interrogation principale porte sur la forme qu’affichera Lance Armstrong dans l’édition 2009. Le Texan peut-il mener à bien son extraordinaire défi et ajouter une huitième victoire aux sept qui ornent un palmarès qu’on croyait arrêté définitivement à la fin juillet 2005 ? Cette question devrait nous occuper une semaine au moins, jusqu’à l’arrivée dans les Pyrénées, peut-être même beaucoup plus. Le premier chrono, aujourd’hui, tracé autour de la Principauté sur un parcours terriblement athlétique, nous donnera de premières indications.

Et si Armstrong est de taille à jouer les prétendants à la victoire finale, longtemps s’opposera-t-il à son propre équipier, Alberto Contador, bombardé leader d’Astana et désigné favori n°1 au bénéfice de ses succès dans les trois derniers grands Tours que l’Espagnol a disputés ? Quitte peut-être à ce que les deux hommes se sabordent et que leur guerre intestine profite à un troisième homme.

Lequel pourrait être Carlos Sastre, le vainqueur sortant, auquel le succès acquis l’an dernier, de manière un peu surprenante, a manifestement donné une tout autre envergure, malgré ses 34 ans. Mais si tous ces favoris venaient à se neutraliser, d’autres, comme Cadel Evans ou Denis Menchov, voire Andy Schleck, le porte-drapeau de la nouvelle génération des Kreuziger, Nibali ou Gesink, patientent dans l’ombre et trouveront certainement dans l’exemple de Sastre des raisons d’espérer.

Cependant, parmi les outsiders, certains semblent nettement mieux armés que d’autres. Ainsi, les frères Schleck, au sein de la formation Saxo Bank, peuvent compter sur des équipiers puissants comme Fabian Cancellara ou Jens Voigt. Au contraire de Cadel Evans, amené à voir rapidement les autres coureurs Silence-Lotto se faire distancer dès l’apparition des premières difficultés. Dans une position intermédiaire, Denis Menchov peut profiter du travail des autres formations.