Cyclisme

De l'oxygène `pur´ pour les Italiens

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Mario Cipollini sera au départ du Tour de Lombardie mais seulement en tant que spectateur. Cette course de 251 kilomètres possède en effet un profil bien trop difficile pour un routier-sprinter auteur d'une saison éreintante. Toutefois, à lui seul, Super-Mario, personnage au charisme indéniable, réconforte un sport secoué depuis trois ans en Italie par les affaires à répétition, de descentes de police en enquêtes judiciaires. Pour le nouveau maillot arc-en-ciel, ce 96e Tour de Lombardie s'apparentera donc à une fête. Le `Roi Lion´ fera le trajet en voiture, et, au sommet de la Madonna del Ghisallo, lieu liturgique pour les champions du monde italiens, `Cipo´ y déposera sa tunique mondiale qui viendra s'ajouter à celle de... Fausto Coppi.

Bettini sur les épaules

Après quoi, Cipollini reprendra la voiture pour rallier directement Bergame, où il attendra l'arrivée de Paolo Bettini, qu'il prendra sur ses épaules sur le podium, afin de célébrer la communion entre le vainqueur de la Coupe du monde et celui du Championnat du monde alors que Mapei, la firme symbole de la dernière décennie, s'apprête à faire ses adieux. Pour partir en beauté, l'équipe italienne aligne le probable lauréat de la Coupe du monde. Paolo Bettini compte en effet 99 points d'avance sur l'Espagnol Igor Astarloa (3e du classement général) au départ d'une épreuve qui attribue 100 points au vainqueur. Compte tenu de l'absence de Johan Museeuw (2e), le `grillon´ italien peut se fixer uniquement sur la course.

Pour s'opposer à Bettini, qui n'a encore jamais remporté la classique lombarde, deux équipes présentent de solides blocs. Fassa Bortolo (Bartoli, Basso, Casagrande) et Saeco (Di Luca, Celestino, Simoni, Astarloa) comptent plusieurs vainqueurs potentiels dans leurs rangs, autant dire un éventail de possibilités tactiques.

Michele Bartoli, souvent placé (5 fois dans les 5 premiers) mais jamais gagnant en Lombardie, s'est concentré sur le dernier rendez-vous de la saison pour oublier son éviction de l'équipe nationale. `Je ne me suis jamais présenté au départ de la Lombardie dans une forme pareille´, affirme le Toscan, qui a encore gagné, mercredi, Milan-Turin.

Le parcours, avec la répétition des côtes et la dernière difficulté (Largo Colle Aperto) pour rejoindre la ville haute de Bergame, à 5 kilomètres de l'arrivée, convient à Bartoli, qui est en mesure également de régler au sprint un petit groupe. Mais ce profil inspire aussi le vainqueur de l'année passée, Danilo Di Luca, transcendé par la classique des feuilles mortes où il apprécie le Berbenno, qui, à 30 kilomètres de l'arrivée, fait office de tremplin pour les hommes forts après la montée de Selvino. Mais il sait aussi que l'arrivée, jugée au coeur de la ville moderne de Bergame, donne souvent lieu à un sprint disputé entre les échappés. Ce type de scénario limiterait les chances de Boogerd, de Camenzind, et de Beloki, les chefs de file de l'opposition étrangère.

© Les Sports 2002

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