Des échantillons de sang des coureurs des éditions 2016 et 2017 du Tour de France vont être réanalysés, ont révélé samedi les journaux du groupe Mediahuis. C'est la Fondation Antidopage du Cyclisme (CADF) qui va effectuer de nouveaux tests à la demande de l'UCI, l'Union cycliste internationale, sur base des témoignages récoltés lors de l'Opération Aderlass. Cette affaire de dopage organisé défraie la chronique autour notamment du médecin allemand, Mark Schmidt.

Le dossier était centralisé dans un premier temps sur le ski de fond, mais il est vite apparu que d'autres sports étaient concernés, dont le cyclisme. Les Italiens Alessandro Petacchi, qui nie les faits, et Danilo Hondo, qui a avoué, notamment, ont été clients du médecin allemand et sanctionnés d'ailleurs.

Les témoignages feraient ainsi apparaître que des produits dopants indétectables à l'époque ont été utilisés lors de la Grande Boucle en 2016 et, plus particulièrement, 2017. Il s'agirait de produits provenant des Etats-Unis. Six mois se sont écoulés entre la demande de l'UCI et la mise en oeuvre de ces nouvelles analyses. "Sur base de nouvelles informations, nous avons pu identifier les échantillons intéressants et commencer les analyses", a confirmé une source de la CADF aux journaux néerlandophones qui ajoutent que ce sont les laboratoires de Seibersdorf en Autriche et Cologne en Allemagne, accrédités par l'Agence mondiale anti-dopage (AMA), qui se chargent de cette mission. Si les échantillons révèlent des cas positifs, l'UCI a promis de les communiquer.