On le sait, chaque équipe fonctionne avec une "bulle" de 30 personnes durant le Tour: 8 coureurs et 22 membres de l'encadrement. Deux tests positifs au coronavirus parmi ces trente personnes suffisaient à renvoyer une équipe entière à la maison, ce qui a sans doute poussé Primoz Roglic à s'emparer du maillot jaune dès dimanche soir, par crainte d'un arrêt prématuré de la course suite à un trop grand nombre d'équipes exclues du Tour.

Mais après deux longues heures d'attente, il a été confirmé que tous les coureurs étaient bien négatifs... au contraire de Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, qui sera donc placé en quarantaine pendant une semaine. Prudhomme avait d'ailleurs accueilli le Premier ministre Jean Castex dans sa voiture, durant l'étape de samedi.

Le directeur du Tour, qui sera remplacé sur l'épreuve par François Lemarchand, reprendra sa place après la seconde journée de repos, lundi prochain, en Isère. "Je sors du Tour pour huit jours", a déclaré à l'AFP Christian Prudhomme, qui est asymptomatique. "Je vais faire comme n'importe quel salarié français dans ce genre de cas".

"Les coureurs vivent comme des moines-soldats, ce qui n'est pas mon cas", a estimé le directeur du Tour, qui n'est évidemment pas venu au village-départ du Tour à l'île d'Oléron. De par ses fonctions, Christian Prudhomme multiplie les rencontres avec les invités ou les élus, ainsi que les obligations protocolaires. "C'est pour cette raison que je n'appartiens pas à la "bulle course" et n'ai pas de contacts avec les coureurs", a-t-il expliqué.

Le directeur du Tour a précisé avoir été testé à trois reprises avant le départ, "les 6, 20 et 27 août", à chaque fois avec un résultat négatif. "D'après les éléments qui m'ont été donnés, ça vient juste d'arriver", a-t-il ajouté. "Je vais regarder le Tour à la télévision, ce qui ne m'est pas arrivé depuis quinze ans", a commenté Christian Prudhomme, seul aux commandes de la plus grande course du monde depuis 2007.

Quatre personnes ont été testées positives mais, étant issues des staffs de formations différentes (Ineos-Grenadier, Mitchelton-Scott, Cofidis et AG2R-La Mondiale selon L'Equipe), aucune équipe n'a dû être mise hors course. Un prestataire technique faisant partie de la "bulle course" a également été renvoyé chez lui. 


Une erreur de manipulation impacte la Deceuninck-Quick Step

La principale frayeur de la matinée a concerné la Deceuninck-Quick Step, lorsqu'un membre du staff a été aperçu en train de monter dans le laboratoire mobile du Tour de France pour réaliser une contre-expertise. Rapidement, la formation belge a confirmé que la suite du Tour du Wolfpack n'était pas en danger: "Nous poursuivons la course normalement. Une erreur a été faite au laboratoire avec l'échantillon d'un membre de notre staff, qui a donc dû être prélevé de nouveau."