Cyclisme

Le procureur fédéral de la Royale ligue vélocipédique belge Jaak Fransen a requis une lourde sanction (2 ans de suspension et 262.500 euros d'amende), jeudi, à l'encontre du coureur cycliste belge Greg Van Avermaet pour dopage. "Je n'ai rien fait de mal. Je n'ai pris de la cortisone qu'une seule fois pour mon problème au talon. Le 12 avril, le lendemain de la Flèche Brabançonne en 2012. Et j'avais une attestation médicale. Je suis droit dans mes bottes. Je suis un coureur honnête et je n'ai jamais rien fait de mal." L'accusation parle d'usage de cortisone le 29 mars trois jours avant le Tour des Flandres de la même année. La défense a nié et ne reconnaît l'usage du produit que le 12 avril sous attestation médicale et en prévenant l'UCI (Union cycliste internationale). "Je ne l'ai essayé qu'une seule fois et je n'en ai pas fait un mauvais usage. C'était pour mes problèmes au talon."

En 2012, Van Avermaet a beaucoup souffert du talon, un souci qui existe encore mais dans une moindre mesure depuis le port de chaussures spéciales. "Le problème était sérieux et on cherchait alors des solutions" a précisé Van Avermaet.

Celui-ci a aussi expliqué pourquoi il s'est rendu chez les docteur Chris Mertens, à Rotselaar, loin de son domicile de Berlare. "Tellement de coureurs allaient chez lui. De plus, quand je m'entraînais dans les Ardennes, je passais par là. Et il n'y avait pas de problème avec ce docteur."

Van Avermaet regrette tout ce qui passe maintenant autour du médecin. "Je le regrette maintenant, sans cela jamais je ne me serais trouvé dans cette situation. Mais je continue à croire que le docteur Mertens n'a rien fait de mal avec moi. C'est un bon docteur. Mais si j'avais pu rester en dehors de cette affaire, cela aurait été préférable pour moi."

Le coureur de la BMC reconnaît que toute l'affaire est pesante. "Mentalement ce n'est pas facile et je suis content d'avoir pu continuer à courir. Ce n'est pas agréable de devoir se défendre. C'est un tache sur ma carrière, mais je suis droit dans mes bottes. J'ai une carrière constante, sans beaucoup de hauts et de bas. Cela plaide en ma faveur, je crois. J'ai toujours travaillé dur pour y arriver et rester. J'ai réussi assez bien ces dernières semaines à ne pas y penser, aussi parce que je sais que je suis innocent."

"J'espère que la décision sera juste. Je peux seulement espérer que la Commission (de discipline de la RLVB, ndlr) a assez de bon sens et que je pourrai continuer à courir. Je ne veux pas penser à une mauvaise nouvelle. Si c'était le cas, mon monde s'écroulerait", a conclu celui qui a accumulé les places d'honneur ce printemps (3e de Paris-Roubaix, 3e du Tour des Flandres, 6e du circuit Het Nieuwsblad, 2e des Strade Bianche, 19e de Milan San Remo).