ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE

L'histoire de Paris-Bruxelles, dont on dispute aujourd'hui la 85e édition, est vieille de 112 ans. C'est dire si la classique franco-belge, remportée l'an passé par Nick Nuyens, appartient à la tradition. Ces dernières années pourtant, les organisateurs de la Classique des Deux capitales ont eu à se battre à plus d'une reprise pour conserver son aura à leur course. Cette fois, comme bon nombre de leurs homologues, ils ont à composer avec la restructuration du cyclisme professionnel et notamment la création du ProTour qui installe, de fait, un cyclisme à deux vitesses.

Une course de référence

Comme dans toutes les courses de cette seconde partie de saison qui n'appartiennent pas au ProTour, le plateau qu'ils réunissent ce matin, au départ de Soissons, n'a pas le cachet qui était le sien les années passées, loin s'en faut, malheureusement. A deux semaines du mondial de Madrid (le 25), la course de Rhode Sportif va pourtant servir de référence à tous ceux qui espèrent jouer un rôle lors de la course arc-en-ciel où lors des classiques automnales (Zurich, Paris-Tours, Tour de Lombardie).

Par son kilométrage (219 km, plus la dizaine avant le départ réel), mais aussi par l'enjeu d'une course qui conserve quand même tout son prestige aux yeux des coureurs, Paris-Bruxelles vient à point nommé pour le sélectionneur national, José De Cauwer, lequel donnera lundi le nom des coureurs qu'il emmènera en Espagne.

La finale de la course, qui débutait traditionnellement à Nivelles, avec l'ascension des mauvais pavés du Mont Saint-Roch pour se terminer aux abords du Stade Constant Vanden Stock, à Anderlecht, est modifiée cette fois.

La surprise «VDB»

En raison de travaux, le Saint-Roch ne sera pas escaladé mais les coureurs sortiront de Nivelles par la Chaussée de Halle sur une montée macadamisée, moins pentue mais plus longue. Mais ce sont les derniers kilomètres qui subissent le plus grand changement avec une arrivée qui déserte Anderlecht pour trouver son port d'attache au Heysel, en face du Stade Roi Baudouin.

C'est là que sera désigné le successeur de Nick Nuyens, parmi un lot de favoris allant de l'Anversois à Peter Van Petegem en passant par Pozzato, Paolini, De Jongh, Nico Mattan, Leukemans, Robbie McEwen, Axel Merckx, Vasseur, Usov, Putsep, Nazon, Astarloa, Sijmens, Verhyen, Capelle, Gardeyn, Omloop, Hamburger, Eeckhout, Van Impe, Kopp, Radochla, Brard, Bodnar et, pourquoi pas, Frank Vandenbroucke, vainqueur de la course il y a dix ans exactement.

© Les Sports 2005