L'Espagnol Aitor Gonzalez (Fassa Bortolo) a enlevé en solitaire la 14e étape du Tour de France, dimanche à Nîmes, signant ainsi la première victoire espagnole depuis le départ de la Grande Boucle.

Le maillot jaune est resté la propriété du champion de France Thomas Voeckler (La Boulangère) à la veille de la seconde journée de repos.

Sur la ligne d'arrivée, Aitor Gonzalez a précédé de 25 secondes les Français Nicolas Jalabert et Christophe Mengin.

Le vainqueur de la Vuelta (Tour d'Espagne) 2002 a distancé à 7500 mètres de la ligne ses neuf compagnons d'échappée.

L'étape (192,5 km), partie sur des bases très élevées malgré le vent défavorable en début de parcours, a pris tournure seulement au 100e kilomètre après une multitude de tentatives d'échappée.

Dans le groupe de dix coureurs qui s'est dégagé à l'initiative de Jalabert, aucun coureur ne représentait un danger au classement général. Le mieux classé, l'Espagnol Egoi Martinez, affichait plus d'une demi-heure de retard.

Les dix échappés (Jalabert, Botero, Martinez, Landaluze, Gonzalez de Galdeano, A. Gonzalez, Fédrigo, Mengin, Wrolich, Lotz) ont creusé un écart important sur un peloton qui a choisi de souffler après l'allure folle du début de l'étape.

De 10 minutes au Km 140, le retard s'est élevé à plus de 14 minutes à l'arrivée, où l'Australien Robbie McEwen, porteur du maillot vert du classement par points, a réglé le peloton.

Sous le soleil du Midi, un très nombreux public a fait la fête au Tour, pendant cette journée de transition au sortir des Pyrénées.

Aitor Gonzalez, 29 ans et professionnel depuis 1998, s'est affirmé en 2002, sous le maillot de la Kelme (équipe non-invitée au Tour 2004 après les révélations de dopage de l'un de ses anciens coureurs, Jesus Manzano).

Le rouleur espagnol a gagné cette année-là deux étapes du Giro (Tour d'Italie) et trois étapes de la Vuelta, dont il a remporté également le classement final.

Dans le Tour de France, celui qui a été surnommé un temps "TerminAitor", n'avait jamais connu de réussite. Ses deux précédentes participations (2001 et 2003) s'étaient soldées par deux abandons sans gloire.

"C'est une énorme satisfaction, a déclaré le vainqueur du jour. Les choses n'allaient pas comme je voulais jusqu'à présent. Le plus important, c'était de savoir à quel moment attaquer. Je l'ai senti et j'y suis allé à fond." A défaut de l'Italien Alessandro Petacchi, qui a fait chou blanc cette année, la formation italienne s'est adjugée le prologue de Liège (Belgique), grâce au Suisse Fabian Cancellara, et la 7e étape à Saint-Brieuc, par l'espoir italien Filippo Pozzato.