Si le résultat de l'échantillon «B» pratiqué par le même laboratoire confirme celui du «A», ce qui se produit... presque toujours dans les contrôles antidopage, il reviendra à la fédération qui a délivré sa licence à Landis d'ouvrir une procédure disciplinaire. En l'occurrence, il s'agit de la fédération américaine de cyclisme.

Par ailleurs, après le verdict, le coureur ou l'Union cycliste internationale peuvent interjeter appel devant le tribunal arbitral du sport. Il faudra donc attendre encore probablement plusieurs mois avant de connaître le nom du vainqueur du Tour de France 2006. Dans un cas semblable, survenu à la Vuelta 2005, la confirmation de la victoire sur le tapis vert du Russe Denis Menchov, après le déclassement de l'Espagnol Roberto Heras (convaincu de dopage à l'EPO), est intervenue... au printemps 2006. Plus de six mois après la conclusion de l'épreuve.

Pereiro préférerait rester deuxième

Pour en revenir au Tour de France, la victoire finale pourrait donc revenir à l'Espagnol Oscar Pereiro, deuxième à 59 secondes de Landis. Pereiro qui, jeudi, se déclarait déçu par le «nouveau coup» porté au cyclisme. Le coureur de l'équipe Caisse d'épargne-Iles Baléares a ajouté qu'il préférerait «garder la deuxième place» et que le premier contrôle positif effectué ne soit pas confirmé. Si Pereiro était finalement déclaré vainqueur du Tour 2006, il deviendrait le cinquième Espagnol à remporter la Grande Boucle, après Federico Bahamontes (1959), Luis Ocana (1973), Pedro Delgado (1988) et Miguel Indurain (1991-92-92-94-95).

© La Libre Belgique 2006