Il n’y a rien de mal fait. Dans le clan de Deceuninck-Quick Step, ce n’est pas la soupe à la grimace. "Cette quatrième place de Remco Evenepoel ne constitue pas une contre-performance", assure Klaas Lodewyck. "On ne peut pas nier qu’Egan Bernal a réalisé un grand numéro, mais on préfère se concentrer sur la prestation de Remco. Et, pour moi, il a bien roulé."

C’est vrai que le Brabançon de 21 ans a bien limité la casse sur un terrain qu’il n’affectionne pas. "Être toujours deuxième de ce Giro est une bonne chose", poursuit son directeur sportif. "Il nous a dit à la fin qu’il se sentait assez bien, mais il est évident que ce genre de parcours n’est pas son dada. Maintenant, il doit récupérer de cette étape très éprouvante."

Il pourra le faire mardi avec la première journée de repos. Elle tombera à point nommé avant l’étape de mercredi, qui offrira 35 kilomètres sur des chemins de gravier, comme lors des Strade Bianche. "Le climat jouera un rôle prépondérant. Mais Remco est assez confiant depuis qu’il a effectué une reconnaissance, juste avant le départ de Turin. Ce sera différent de ce dimanche et je pense que cela lui conviendra mieux. Sur papier, en tout cas."

Au sein du Wolfpack, on se réjouit également de ne pas devoir défendre le maillot rose. "Les Ineos doivent contrôler la course, pas nous. Cela peut avoir son importance."

Remco Evenepoel confirme la satisfaction générale. "À l’entrée du tunnel, j’étais très bien placé. J’ai, ensuite, perdu quelques places parce que j’ai dû faire un écart pour éviter un contact avec un équipier de Bernal, explique-t-il. Du coup, cela m’a demandé un effort considérable pour revenir à l’avant. Ce, d’autant plus que cette portion était difficile à négocier après une journée très fatigante. Finalement, je suis assez satisfait de concéder très peu de temps, même si je ne suis pas parvenu à accrocher une place (NdlR : la 3e) qui m’aurait donné quelques secondes de bonification."