"Je n'abandonne pas facilement, je vais continuer à me battre", a déclaré le Belge de 21 ans au départ de la 12e étape jeudi. "J'avais de mauvaises jambes, rien de plus", a avoué le pensionnaire de l'équipe Deceuninck-Quick Step à Sienne. "Ca a mal tourné dans le troisième secteur non asphalté. Je n'ai pas su répondre à l'augmentation du tempo. Les jambes ne voulaient pas suivre."

Trop déçu que pour réagir mercredi, Evenepoel relativisait les choses jeudi. "Après neuf mois sans compétition et avec le si peu d'entraînement dans les jambes, c'est normal de vivre une journée comme celle d'hier. J'ai perdu du temps mais je ne suis qu'à une minute du podium. Rien n'est perdu. J'étais déçu hier, c'est logique", a-t-il dit. "Je vais encore me battre pour chaque mètre. Peut-être qu'un autre coureur visant un classement général connaîtra aussi une journée sans. Beaucoup de choses peuvent encore arriver."

Le résident de Schepdaal est aussi revenu sur le rôle de son coéquipier Joao Almeida, qui a tardé à redescendre pour aider son leader. "La communication radio était très mauvaise à certains endroits. J'ai crié plusieurs fois que je ne pouvais pas suivre, que ça allait trop vite. Mais la connexion était si mauvaise que la voiture et Joao n'ont pas entendu. Il n'y a rien à lui reprocher. Il a entendu trop tard et ils ne l'ont pas vu non plus dans la voiture car l'image a disparu. Un malheureux concours de circonstances."

Evenepoel devrait continuer à jouer le général. "Pourquoi devrais-je arrêter de rêver d'un podium alors que je ne suis qu'à une minute et qu'il reste un chrono le dernier jour. J'espère simplement ne pas connaître un nouveau jour sans comme mercredi."