À la veille du premier contre-la-montre du Tour, Chris Froome a passé une nouvelle journée en jaune et celle-ci fut bien plus tranquille pour l’Anglais que la précédente, dimanche, dans les Pyrénées.

"Après la journée de repos, ce fut un nouveau jour calme pour mes équipiers et moi", expliquait le leader du Tour. "Nous sommes prêts pour la deuxième semaine."

Et celle-ci va connaître un premier temps fort dès aujourd’hui, sur les routes normandes menant d’Avranches au Mont Saint-Michel.

"C’est une belle opportunité pour moi afin d’augmenter mon avance sur mes rivaux", poursuivait le Britannique, avant d’expliquer pourquoi il est si fort dans les chronos:"Il n’y a pas de secret. Simplement, plus on en fait, plus on s’améliore, on améliore les détails, on acquiert le rythme, on cherche à progresser, à repousser ses limites. C’est ça la différence, cette année, j’ai disputé quelques contre-la-montre similaires à celui-ci et l’hiver dernier, pour la première fois de ma carrière, j’ai travaillé cet exercice spécifiquement."

Pour autant, Christopher Froome se refuse à faire des pronostics quant aux écarts qu’il pourrait ou espère créer aujourd’hui par rapport à ses rivaux.

"Je ne pense pas autres, je veux d’abord donner le meilleur de moi-même et on verra bien ce que cela donne au classement."

Hier, le coureur de Sky a pu profiter par moments de son statut de porteur du maillot jaune.

"Il y avait énormément de monde et forcément, on est la cible des gens quand on est en jaune, c’est un poids supplémentaire", disait encore Froome. "Il fallait surtout éviter les dangers, les risques de chutes. Mes équipiers m’ont bien entouré, car c’était très nerveux dans la finale. Heureusement, je n’ai pas été impliqué par la chute. L’an dernier, nous avions Mark (Cavendish) dans l’équipe et cela entraînait d’autres obligations qui n’existent plus cette fois. Nous n’avons qu’un seul et unique but, tout faire pour ramener le maillot jaune à Paris."