Après avoir repris la compétition au Tour du Qatar, où il a emmagasiné du rythme tout en évitant les chutes, Philippe Gilbert a décidé de rentrer en Europe et de faire l’impasse sur le Tour d’Oman afin d’éviter de trop importantes différences de température pour ne pas risquer un refroidissement lors du week-end d’ouverture en Belgique.

Après être rentré chez lui à Monaco, il va pouvoir courir quasiment à domicile ce week-end, sur le Tour du Haut-Var, qui se dispute en deux étapes depuis 2009. Le Liégeois connaît bien cette épreuve, puisqu’il l’a remportée en 2005, quand il avait battu au sprint Ruggero Marzoli et son copain Cédric Vasseur, avec qui il avait trompé la vigilance du peloton réglé par un certain Davide Rebellin. Sur un terrain très accidenté (" surtout l’étape de dimanche, elle est vraiment très dure, ça monte presque tout le temps", prévient Edwig Cammaerts qui a reconnu le parcours), le champion de Belgique disposera d’un tracé de choix sur lequel il pourrait retrouver son instinct de gagneur.

Même si Gilbert tient à préciser qu’il aborde les courses du début de saison comme l’an passé, à savoir pour se préparer pour les classiques du printemps. Ce qui ne l’avait pas empêché, l’an dernier, de gagner une étape du Tour d’Algarve, les Strade Bianche et une étape de Tirreno-Adriatico avant de survoler les classiques. " Le principal, c’est juste de rouler et se sentir mieux semaine après semaine, explique Philippe Gilbert. Mais bien sûr, si je peux gagner sans dépenser trop d’énergie, je le ferai. Cette course est aussi particulière pour moi car c’est proche de chez moi à Monaco et certains de mes amis vont venir me soutenir."

Pour son directeur sportif John Lelangue, ce Tour du Haut Var représente une belle occasion de tester la condition. Mais, outre Philippe Gilbert, il misera aussi sur l’ancien champion du monde Thor Hushovd, car il pense que l’étape de samedi pourrait se terminer par un sprint. " Thor est rentré du Qatar en bonne forme, détaille John Lelangue. Pour nous, il sera un sprinter à protéger. Dimanche, par contre, l’arrivée à Fayence sera vraiment difficile car c’est une montée raide."

"Ce sera une grosse journée. Si nous pouvons faire quelque chose au général avec Philippe ce sera le dernier bon test avant d’ouvrir la saison des classiques en Belgique."

Thomas Voeckler est l’autre tête d’affiche de l’épreuve française, qu’il a décrochée deux fois : en 2009 et l’an passé. Plusieurs Belges seront également engagés, comme ceux de Cofidis Cammaerts et Zingle ainsi que ceux d’Accent-Jobs Verandas Willems avec les Ista, Hoste et Scheirlinckx ou encore Kevin Seeldraeyers chez Astana.