Sur la grille de départ du Tour d'Italie cycliste, les trois premiers de l'édition 2000 (Garzelli, Casagrande, Simoni) partagent la vedette avec trois autres vainqueurs déjà lauréats d'un grand tour (Ullrich, Pantani, Olano) et deux autres coureurs italiens (Savoldelli, Di Luca) qui entendent jouer un rôle de premier plan. Bref, le 84e Tour d'Italie réunit une bonne dizaine d'ambitieux en vue du classement final. Reste que quelques surprises (peut-être belges) viendront animer un Giro qui passionne plus que de raison les amateurs de la petite reine.

Francesco Casagrande, 1er au classement mondial: «Je me sens plus fort que l'an dernier» , affirme le Toscan qui compte moins de jours de course qu'en 2000. Son objectif est de prolonger une forme optimale jusqu'à la fin du Giro contrairement à l'année passée.

Jan Ullrich, pour sa première participation, le champion olympique affiche profil bas. «Gagner le Giro n'est pas mon objectif de la saison. Je ne suis pas en mesure de viser le podium à Milan», affirme-t-il en promettant de se tester dans une étape. Le temps travaille pour lui.

Gilberto Simoni nourrit de légitimes ambitions après ses deux podiums en deux ans (3e en 1999 et 2000). «Le parcours me plaît», estime l'Italien, récent vainqueur de la principale étape de montagne en Romandie.

L'ancien lieutenant de Pantani, Stefano Garzelli, a pris du galon dans sa nouvelle équipe. Avant le départ, il se dit confiant sur ses chances de renouveler son bail avec le maillot rose. Sans pour autant figurer en tête des favoris.

Le Basque Abraham Olano, troisième du Giro 1996, a rétrogradé dans la hiérarchie des grands tours depuis sa victoire dans la Vuelta 1998. Il est surtout attendu dans les contre-la-montre au même titre que son coéquipier, le Tchèque Jan Hruska.

Descendeur hors pair, Paolo Savoldelli, celui que les Italiens surnomment le «Faucon» cherche à retrouver son éclat de 1999 (2e du classement final). Il doit tenir compte de la présence dans son équipe de Mario Cipollini et de son "train rouge», chargé de préparer les sprints.

Le jeune loup des Abruzzes, Danilo Di Luca, né à quelques kilomètres du départ du Giro, aiguise ses crocs. «Je pense à ce Giro depuis l'an dernier. Je vais changer ma manière de courir, je ne me montrerai qu'à partir du Pordoi», promet-il, convaincu de ses chances.

Entre les tracas judiciaires et les polémiques nées de son éviction du Tour de France, le parcours sportif du «Pirate» est passé au second plan. Le Giro lui offre l'occasion de retrouver la flamme et de faire regretter sa non sélection pour le Tour de France à ses organisateurs. (AFP)

© La Libre Belgique 2001